Un biplan historique Nieuport XI atterrit à Ottawa

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Article de nouvelles / Le 6 juillet 2021

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Emily Lindahl, DAP Air

 

Est-ce un oiseau? Non, c’est un avion! En fait, il s’agit d’un avion biplan!

L’Édifice BATAILLE D’ANGLETERRE, qui est situé au Quartier général de la Défense nationale (Carling), à Ottawa, loge des membres militaires et civils du personnel de l’Aviation royale canadienne (ARC). L’édifice abrite également depuis peu un avion très important, nommément un Nieuport XI.

La réplique à l’échelle 7/8 du Nieuport XI (C-IPOR) répond au surnom de « Pokey » et fait l’objet d’un prêt à long terme du Musée national de la Force aérienne du Canada (MNFAC), à la Base des Forces canadiennes Trenton. L’avion proprement dit a été donné à ce musée en 2017 par un collectionneur privé de la Colombie-Britannique.

En 2017, le biplan Nieuport XI a fait partie d’un vol commémoratif à l’occasion du 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy, en France. Le biplan a également fait partie de la tournée transcanadienne « Naissance d’une nation » dans le cadre des célébrations soulignant le 150anniversaire du Canada (#Canada150), et il était alors piloté par un militaire en service actif, soit le capitaine Brent Handy.

«  Pokey » a récemment été déménagé dans l’édifice BATAILLE D’ANGLETERRE, qui est désigné comme l’Édifice 7 et qui est la maison-mère de l’ARC dans la région de la capitale nationale (RCN). Le biplan a été remonté le 27 mars 2021 et, le 3 avril 2021, il a été hissé avec grand soin pour être suspendu au plafond de l’atrium à trois étages de l’édifice.

Le processus de suspension du biplan s’est avéré extrêmement délicat, car il a fallu aménager des panneaux en tissu et des armatures en métal pour pouvoir retenir le poids de l’avion, sans en compromettre la structure.

Le projet a été coordonné par le lieutenant-colonel Jean-Pascal Paris, qui est le responsable du projet des artéfacts de l’état-major de la Force aérienne de l’ARC dans la RCN. Celui-ci œuvre de concert avec M. Mark Ross, directeur des projets au complexe Carling, lequel relève du vice-chef d’état-major de la Défense (VCEMD), et avec M. Dave Sprung, gestionnaire de BSGI. Le lieutenant-colonel Paris peut également faire appel aux services d’une équipe de spécialistes techniques en aviation.

Le Nieuport XI rend également hommage à Alan Duncan Bell-Irving, de Vancouver, qui a combattu au sein des Gordon Highlanders pendant la Première Guerre mondiale. Par ailleurs, en 1915, celui-ci a été détaché auprès du Royal Flying Corps (RFC), plus précisément dans les rangs du 60e Escadron.

Alan Duncan Bell-Irving est reconnu comme étant le premier Canadien à devenir un as de l’aviation après avoir remporté ses quatrième et cinquième victoires aériennes en septembre 1916. En tout, ce dernier s’est vu créditer de sept victoires aériennes. Il a piloté un monoplace Morane-Saulnier N, puis  un chasseur Nieuport 17. Le 14 septembre 1916, il a abattu un ballon d’observation ennemi au-dessus de Avesnes-lès-Bapaume, en France.

Alan Duncan Bell-Irving s’est vu décerner la Croix militaire le 20 octobre 1916, puis la barrette de la Croix militaire, en janvier 2017. D’autre part, la France lui a attribué la Croix de guerre en témoignage de ses honneurs militaires.

En tant que pilote, Bell-Irving s’est fait descendre à quatre reprises et, la dernière fois, il a subi des blessures qui ont mis fin à sa carrière active de combattant. Il a poursuivi son service militaire, mais il a finalement décidé de renoncer à sa commission en 1919 en raison de problèmes de santé.

Mais celui-ci ne s’est pas arrêté pour autant de servir dans les Forces canadiennes, car durant la Deuxième Guerre mondiale, Bell-Irving s’est joint à l’ARC à titre de commandant de l’École de bombardement et de tir n1, située à Jarvis, puis en qualité de commandant de l’École centrale de vol, sise à Trenton. Lorsque la guerre a pris fin, celui-ci détenait le grade de commodore de l’air.

L’histoire d’Alan Duncan Bell-Irving a été racontée dans le livre Gentleman Air Ace: The Duncan Bell-Irving Story. Son legs se perpétue dans le cadre du Programme des cadets de l’ARC. De pair avec Alfred William Carter, Bell-Irving a joué un rôle clé dans la création de ce programme. D’ailleurs, en 2010, le 135Escadron des cadets de l’ARC a été rebaptisé le « 135Escadron Bell-Irving » dans le but de souligner sa contribution en tant qu’un des fondateurs de ce programme.

Il y a deux plaques sur le biplan Nieuport XI. La première se lit comme suit : Presented by Boeing Canada honouring Duncan Bell Irving of Vancouver, First Canadian RFC Ace, 30 September 1916, tandis que la deuxième porte l’inscription suivante : Presented by Air Canada Pilots Association honouring Duncan Bell Irving of Vancouver, First Canadian RFC Ace, 30 September 1916.

 

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