Reconnaître son identité autochtone est une affaire familiale pour le caporal Windy Lafreniere

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Article de nouvelles / Le 9 août 2021

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Holly Bridges

Le Cplc Windy Lafreniere est conductrice de matériel mobile de soutien (MMS) et coprésidente militaire du Groupe consultatif des Autochtones de la Défense de la BFC Borden. Le 29 juin, elle a été promue au grade de caporal-chef et affectée à la 8e Escadre à Trenton, en Ontario.

À titre de conductrice de MMS, le Cplc Lafreniere a notamment pour responsabilité de conduire une variété de véhicules militaires, d’entretenir l’équipement, d’arrimer les charges pour le transport et d’offrir un soutien en transport pour divers cours de la base, de faire le déneigement et maintenant du travail de bureau. Comme l’a confirmé sa récente promotion, le Cplc Lafreniere s’acquitte de ses responsabilités au plus haut niveau de son grade et est un pilier de l’équipe de l’Aviation royale du Canada (ARC).

Ses racines

Le Cplc Lafreniere est membre de la nation mohawk à Akwesasne le long du fleuve Saint‑Laurent. Elle a été placée en famille d’accueil à la naissance dans une famille non autochtone et n’a jamais vraiment connu ses parents ou ses frères et sœurs (elle a 12 frères et 4 sœurs). Elle a rencontré ses parents biologiques quand elle était adolescente, mais ils sont tous deux décédés peu après. Elle a vécu dans diverses familles d’accueil jusqu’à l’âge de huit ans lorsqu’elle a rencontré les Kinsella, avec qui elle est demeurée jusqu’à ce qu’elle ne soit plus prise en charge par les services de placement familial à l’âge de 18 ans (et qui sont restés ses parents jusqu’à ce jour).

« Je dois d’énormes remerciements aux Kinsella pour être devenue la personne motivée que je suis aujourd’hui. Sans leur amour et leur soutien, je ne serais pas qui je suis aujourd’hui. »

Connexion précoce avec l’ARC

Il est intéressant de noter que la mère de la famille d’accueil du Cplc Lafreniere a également été Leading Air Women pendant trois ans dans l’ARC, comme commis au bureau du commandant pour rédiger des ordres courants routine.

Aujourd'hui, le cplc Lafrenière est en quête de découvertes sur ses liens autochtones et veut inculquer à ses trois enfants un fort sentiment d'identité, de culture et de fierté.

« Comme mon mari est Algonquin et que je suis Mohawk, tous mes enfants ont récemment obtenu leur carte de statut et sont très enthousiastes. Nous avons essayé d'enseigner à nos enfants leurs racines, à mesure que nous les découvrons nous-mêmes. Ma fille a été choisie par nos Aînés à un très jeune âge pour devenir une danseuse à la robe de clochettes (danseuse de la médecine), ce qui est un grand honneur. »

Pilier à la 16e Escadre

À la 16e Escadre, le Cplc Lafrenière a joué un rôle déterminant dans la sensibilisation à la culture autochtone et le soutien aux Autochtones locaux membres des FAC et à leurs familles. Elle a notamment aidé à la coordination d’événements tels que les huttes de sudation, les cercles de partage et les activités de la journée de sensibilisation autochtone.

Elle espère poursuivre ces activités lorsqu’elle sera affectée à la 8e Escadre, qui est située à proximité des Mohawks de la baie de Quinte (en anglais seulement), une réserve sœur de son lieu de naissance.

« J’ai été coprésidente militaire du Groupe consultatif des Autochtones de la Défense au cours des trois dernières années, et j’ai donc beaucoup appris. J’espère pouvoir entreprendre quelque chose de semblable à Trenton. »

Soirées pour les jeunes Autochtones

L’une des idées qu’elle aimerait voir mises en œuvre est une soirée hebdomadaire pour les jeunes autochtones menée par le Centre de ressources pour les familles des militaires local pour aider les militaires autochtones et leurs familles à tisser des liens et à favoriser la célébration de leur culture.

Quant à sa famille, le Cplc Lafreniere est particulièrement fière de ses enfants qui commencent à comprendre leurs racines et à célébrer leur culture avec d’autres.

« Mon but principal est qu’ils l’apprennent et la diffusent », dit-elle. Récemment, ses enfants ont placé des ours en peluche à leur porte en mémoire des enfants autochtones retrouvés sur le site d’un ancien pensionnat à Kamloops, en Colombie-Britannique. Le geste s’est rapidement propagé à leurs voisins aussi.

Force et détermination

Et si le moindre doute subsistait quant à l'engagement du Cplc Lafrenière à enseigner à ses enfants leurs racines, à se rapprocher de sa culture et à soutenir les autres membres autochtones des FAC, il suffit de regarder le mot à côté de son nom dans son bloc-signature électronique, « tekonwatahston », qui signifie « défendre mon peuple » en Mohawk.

Félicitations au Cplc Lafrenière pour avoir aidé sa famille à renouer avec ses racines. Nous lui souhaitons bonne chance dans sa nouvelle affectation.

 

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