L’athlétisme chez les vétérans, dixième article : la nutrition sportive, deuxième partie

Article de nouvelles / Le 25 mars 2021

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Voici le dixième article d’une série portant sur tous les aspects de l’entraînement et de la nutrition des athlètes vétérans qui se préparent à participer à des épreuves d’athlétisme. Dans le présent article, nous continuerons d’examiner la nutrition sportive.

Par le major Serge Faucher

Dans l’article précédent sur la nutrition, nous avons seulement parlé des notions de base comme les glucides, les protéines et les matières grasses. J’ai essayé d’être concis, car la plupart des militaires des FAC sont relativement bien informés sur ces questions. La deuxième partie de ce sujet portera sur des aspects moins connus de la nutrition, à savoir les différents types de fibres que nous consommons, le pH des aliments et son effet sur la santé et les performances humaines, ainsi que les vitamines et les minéraux.

Les fibres

La plupart d’entre nous, en tant qu’athlètes vétérans, savent qu’ils ont besoin de beaucoup de protéines, de vitamines et de minéraux dans leur régime alimentaire pour rester en pleine forme. Bien que les fibres soient un composant alimentaire qui tend à recevoir moins d’attention que ceux que j’ai mentionnés dans mon dernier article, elles sont également extrêmement importantes pour la santé. Sans un apport suffisant en fibres, nous pouvons être sujets à des troubles intestinaux comme la diverticulite ou la constipation. Les fibres alimentaires se trouvent principalement dans les fruits, les légumes, les grains entiers et les légumineuses. Elles comprennent les parties d’aliments végétaux que votre corps ne peut pas digérer et sont faites de glucides que votre corps ne peut pas absorber. On peut les classer dans trois catégories :

  • les fibres solubles;
  • les fibres insolubles;
  • l’amidon résistant.

Les fibres solubles

Les fibres solubles sont celles qui se dissolvent dans l’eau et s’épaississent pour devenir visqueuses et gélatineuses et agir comme un piège pour recueillir certains déchets. Cet effet est considéré comme important et responsable d’un grand nombre des bienfaits physiologiques des fibres, notamment minimiser les pointes de glycémie, nettoyer les artères et réduire le cholestérol afin d’assurer une bonne santé cardiaque. Les fibres solubles comprennent les pectines, les bêta-glucanes (β-glucanes), le psyllium et les gommes. On les trouve, entre autres, dans des aliments tels que :

  • les céréales, comme l’orge;
  • l’avoine;
  • les lentilles;
  • les graines et les noix;
  • les fruits et légumes, comme les pommes, les poires et les carottes.

Les fibres solubles peuvent fortement influer sur la composition de notre microbiote intestinal (les milliards de bactéries de votre tube digestif qui vous aident à décomposer les aliments), qui peut, à son tour, jouer un rôle essentiel dans la régularisation des réactions au stress résultant d’un exercice intense. On estime que les athlètes vétérans ont besoin à peu près du même apport quotidien en fibres que toute autre personne en bonne santé. La quantité quotidienne recommandée pour une personne moyenne s’établit à 38 grammes pour les hommes et à 25 grammes pour les femmes. En bref, nous sommes censés manger 14 grammes de fibres par tranche de 1 000 calories. Essayez d’obtenir vos fibres en consommant des aliments complets plutôt que des compléments alimentaires, car ils peuvent manquer de vitamines, de minéraux et de nutriments.

Si vous pratiquez un sport d’endurance, il est fort probable que vous consommiez de très grandes quantités de calories pour avoir suffisamment d’énergie pour vous entraîner. Mais il faut faire attention, car vous pourriez rapidement constater que votre consommation quotidienne de fibres est bien supérieure à ce qui est nécessaire, ce qui augmenterait votre risque de troubles digestifs. En revanche, une consommation insuffisante de fibres et d’amidons résistants peut avoir un effet néfaste sur les bactéries intestinales et entraîner une inflammation.

Les fibres insolubles

Les fibres insolubles absorbent et retiennent l’eau, favorisant ainsi les passages aux toilettes en ajoutant du volume à vos selles, ce qui facilite l’évacuation des déchets de l’organisme. Les produits à base de grains entiers en sont de bonnes sources. Une tasse de flocons d’avoine, par exemple, contient 4 g de fibres, tandis qu’une tranche de pain de blé en contient 1 g environ. N’oubliez pas que la plupart des fruits et légumes contiennent également des quantités considérables de fibres alimentaires! Voici quelques bonnes sources de fibres insolubles :

  • les légumes;
  • les grains entiers (son de blé, pains et céréales à grains entiers);
  • la peau de nombreux fruits et légumes.

L’amidon résistant

Dans Wikipédia on décrit l’amidon résistant comme un amidon, y compris ses produits de dégradation, qui échappe à la digestion dans l’intestin grêle des gens en bonne santé. L’amidon résistant se retrouve naturellement dans les aliments, mais il est également ajouté aux aliments par l’addition d’aliments crus séchés et de types d’amidon résistant isolés ou artificiels.

Certains types d’amidon résistant (RS1, RS2 et RS3) sont fermentés par le microbiote du gros intestin, conférant des bienfaits pour la santé humaine par la production d’acides gras à chaîne courte, l’augmentation de la masse bactérienne et la stimulation de la croissance des bactéries productrices de butyrate. L’amidon résistant a certains des mêmes effets physiologiques que les fibres alimentaires, ce qui explique pourquoi il fonctionne comme un laxatif léger et pourquoi sa consommation à forte dose peut entraîner des flatulences. On le classe en quatre catégories :

  • RS1 – Amidon résistant physiquement inaccessible ou indigeste, tel que celui qu’on trouve dans les graines ou les légumineuses et les grains entiers non transformés;
  • RS2 – Amidon résistant inaccessible aux enzymes en raison de sa conformation, comme dans les bananes vertes et l’amidon de maïs à haute teneur en amylose;
  • RS3 – Amidon résistant qui se forme lorsque des aliments contenant de l’amidon sont cuits et refroidis, comme les pâtes. Se produit en raison de la rétrogradation, qui désigne les processus collectifs de l’amidon dissous devenant moins soluble après avoir été chauffé et dissous dans l’eau, puis refroidi;
  • RS4 – Amidons modifiés chimiquement pour résister à la digestion.

Pour conclure au sujet des fibres

La plupart des aliments contiennent une combinaison de différents types de fibres. Plutôt que de chercher à isoler un type de fibres par rapport à un autre, il faut s’efforcer de consommer suffisamment de fibres, grâce à un régime alimentaire axé sur les aliments complets comprenant une grande variété de plantes. Si vous ne consommez pas beaucoup de fibres dans votre alimentation, évitez d’en augmenter brusquement la quantité, ce qui risquerait d’avoir des effets néfastes graves sur l’intestin. Ajoutez progressivement des aliments plus fibreux à votre régime et augmentez leur consommation en fonction de votre tolérance.

N’oubliez pas qu’une alimentation riche en fibres vous permettra d’aller à la selle régulièrement et réduira votre risque de souffrir d’un cancer du côlon et d’autres types de cancer également. Les fibres vous permettront de vous sentir rassasié plus longtemps (elles n’apportent aucune calorie parce qu’elles sont indigestes), et vous aideront donc à maintenir un poids sain si vous cherchez à atteindre votre « poids de course » en vue de votre grande compétition d’athlétisme ou course sur route.

Faites attention de ne pas consommer trop de fibres à l’approche d’une séance d’entraînement. Si vous en consommez deux heures avant votre entraînement, ça ira, car vous aurez le temps de digérer. En tant qu’athlète, comprendre le rôle que jouent les fibres dans la disponibilité énergétique et la digestion peut vous aider à affiner votre stratégie d’entraînement ou de course au moment d’une compétition, ainsi que déterminer la quantité appropriée de protéines, de glucides et de matières grasses à consommer. Passons maintenant à la deuxième partie du présent article.

Les aliments acides par rapport aux aliments alcalins

Nous entamons sans doute la section la plus importante du présent article en deux parties sur la nutrition. Nous nous intéressons à l’alimentation en fonction de son effet sur la performance, car c’est le thème principal de cette série d’articles, mais aussi parce que nous voulons vivre longtemps et en bonne santé. L’une des meilleures façons d’y parvenir est de manger de sorte à devenir plus alcalin! Avant de nous plonger dans les aliments que vous devez ou ne devez pas consommer en fonction de leurs effets sur votre corps, commençons une fois de plus par les principes de base.

L’échelle de pH

L’échelle de pH nous indique combien d’ions positifs d’hydrogène (H+) ou d’ions négatifs d’hydroxyle (OH-) se trouvent dans un aliment. Plus il y a d’ions positifs, plus l’acidité est grande. Plus le nombre d’ions négatifs est élevé, plus l’aliment est alcalin.

Par ailleurs, plus le chiffre est bas sur l’échelle de pH, plus l’acidité est élevée. Plus le chiffre est élevé, plus il est alcalin. Un pH de 7 est considéré comme neutre. Notre sang est analysé sur une échelle de pH qui va de 0 à 14. Un pH à zéro est considéré comme le plus acide, tandis qu’un pH à quatorze est très alcalin. Le pH idéal de notre sang pour une santé optimale se situe autour de 7,35, ce qui n’est ni trop acide ni trop alcalin, mais proche du neutre.

Normalement, notre organisme essaie de faire en sorte que notre sang reste dans état alcalin optimal, qui est proche de 7, comme nous l’avons vu précédemment. Tout comme votre sang, vos muscles préfèrent également un milieu légèrement alcalin. Il ne faut pas oublier que tout ce que nous mangeons a un effet sur notre pH. Toutefois, et c’est une notion parfois mal comprise, le pH de vos aliments ne correspond pas toujours à l’effet qu’il a sur le corps une fois ces aliments métabolisés. Il est important de s’en souvenir. Le citron, par exemple, qui est extrêmement acide (pH de 2), a un effet alcalin puissant dans le corps.

L’augmentation du pH a notamment pour effet d’accroître les réserves de minéraux, comme les niveaux de magnésium, qui sont essentiels à la performance, car le magnésium est nécessaire à plus de 300 réactions enzymatiques différentes dans l’organisme, y compris la production et l’utilisation correctes de l’énergie (nous reviendrons sur le magnésium dans un prochain article consacré aux compléments alimentaires pour sportifs). L’adénosine triphosphate ne peut pas être utilisée si elle n’est pas liée au magnésium. Le magnésium est donc essentiel si vous voulez avoir assez d’énergie pour vous donner à fond dans votre entraînement, comme lorsque vous faites de courts sprints ou des soulevés de terre. Par ailleurs, l’augmentation de votre pH diminue le taux de cortisol (hormone du stress), ce qui est une bonne chose.

L’alimentation n’est toutefois pas le seul moyen d’augmenter votre niveau d’acidité. Pensez à une séance d’entraînement intense et à la sensation de brûlure de vos muscles. Cette brûlure musculaire est causée par la production d’énergie anaérobie (sans oxygène). Cette réaction provoque une diminution du pH dans vos tissus et donc une augmentation de l’acidité. Cette augmentation de l’acidité provoque une fatigue musculaire temporaire, limitant ainsi la force contractile. Par conséquent, si vos muscles ont un pH au repos plus élevé, il vous faut plus de temps pour ressentir la brûlure, ce qui signifie que vous pouvez travailler plus dur et plus longtemps et atteindre un meilleur rendement potentiel. Pensez à la façon dont cela pourrait vous aider lors d’une course comme le 400 ou le 800 mètres!

Un autre effet indésirable de l’augmentation de l’acidité est que votre corps va prendre le calcium de vos os pour « tamponner » cette acidité et devenir plus alcalin. L’acidité chronique peut entraîner des carences en minéraux essentiels comme le magnésium, le calcium et le potassium. Notez que ces carences peuvent aussi mener à des problèmes de santé à court et à long terme. Nous pourrions consacrer un article entier à l’établissement d’un lien entre le cancer et le taux d’acidité du corps, mais ce n’est pas le sujet ici. Pour l’instant, il suffit de se rappeler que le maintien de niveaux adéquats de minéraux favorise la santé, la fonction nerveuse et la récupération adéquate après avoir fait de l’exercice physique.

Bien que je ne le fasse pas toute l’année, j’aime boire un grand verre d’eau tiède avec le jus d’un demi-citron pendant la saison des compétitions. Vous pouvez également ajouter du jus de citron à une tasse de thé vert. C’est un bon moyen d’augmenter votre pH dès le matin, car vos processus métaboliques normaux ont fait chuter votre pH pendant votre sommeil. Le citron possède également des propriétés antiseptiques et antibactériennes qui aideront à nettoyer votre tube digestif et à stimuler le flux des sucs gastriques et des enzymes hépatiques. Veillez à vous rincer la bouche avec de l’eau après l’avoir bu, car le jus de citron peut éroder l’émail de vos dents.

REMARQUE

Toute cette discussion sur le pH m’a fait réfléchir aux moyens de retarder l’apparition de la rigidité cadavérique dans les 80 derniers mètres d’une course de 400 m (on peut en dire autant des 200 derniers mètres du 800 m). Cette situation survient lorsque vos jambes vous semblent dures comme du ciment, en plus d’avoir la sensation de porter un piano sur le dos!

Alors, qu’adviendrait-il si je buvais de l’eau citronnée une demi-heure avant une course? Mon corps deviendrait-il un peu plus alcalin à temps pour le grand effort à venir? Quel serait l’effet sur la course? J’ai ratissé Internet et je n’ai pu trouver aucune étude portant précisément sur la réduction de la vague géante d’acide lactique qui se produit dans les dernières étapes d’une course, en essayant de réduire le niveau de pH dans l’organisme à un moment précis avant l’effort. Tout ce que j’ai pu trouver, ce sont plusieurs références à « l’adaptation graduelle par l’entraînement », ce que tous les athlètes sérieux font déjà de toute façon.

J’ai donc décidé de mener ma propre expérience. Dans les mois à venir, je vous ferai part de mes résultats, à vous, les lecteurs. En gros, j’envisage de mesurer mon pH 60 minutes avant un effort très intense, comme quatre minutes d’entraînement Tabata à l’aide d’un vélo pneumatique, de boire de l’eau citronnée 30 minutes avant l’effort, de faire un autre test de pH juste avant la séance de Tabata, et un autre immédiatement après. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une expérience scientifique à proprement parler, je vais le faire par curiosité, et enregistrer mes résultats avec et sans jus de citron sur plusieurs mois, en essayant de maintenir des conditions de test comparables, et voir ce qui en ressort. Si vous en savez plus sur ce type d’expérience très ciblée, je vous invite à communiquer avec moi.

La charge acide rénale potentielle

Au lieu de simplement classer un aliment comme acide ou alcalin, la charge acide rénale potentielle (indice PRAL) permet de mesurer la quantité exacte d’acidité ou d’alcalinité d’un aliment une fois métabolisé; c’est ce qui est vraiment important pour nous. Pour être un peu plus technique, l’indice PRAL établit l’acidité ou l’alcalinité d’un aliment en fonction de la quantité de minéraux, de protéines et de phosphore qui reste dans l’organisme une fois l’aliment en question métabolisé. En plus des affections à long terme qui peuvent résulter d’une trop grande acidité, certains symptômes à court terme peuvent également indiquer que votre organisme se situe plutôt à l’extrémité acide de l’échelle de pH. Ces symptômes comprennent une faible énergie, l’épuisement, la confusion, l’anxiété et la dépression, les maux de tête, des rhumes à répétition et une faiblesse musculaire. N’oubliez pas que cette liste n’est pas complète. Voilà, néanmoins, autant de raisons de faire attention à ce que vous mangez.

La valeur PRAL de certains aliments

Dans le tableau des indices PRAL standard, une valeur négative signifie qu’un aliment a une charge alcaline (formant une base) et une valeur positive signifie qu’il a une charge acide. Toutes les valeurs correspondent à 100 grammes d’aliments. Si vous mangez par exemple 200 grammes de noix, la valeur PRAL de la collation aux noix est de 13,6.

Nous parlons beaucoup des aliments alcalins et acides, mais n’allez surtout pas en déduire que vous devez soudainement suivre un régime « cru » ou « végétalien », ce à quoi nous avons tendance à penser lorsque la plupart des gens songent à manger des aliments hautement alcalins. Il suffit de faire attention à ce que vous mangez la plupart du temps, de profiter de la vie avec un bon verre de vin et de ne pas craindre de manger de bons petits plats de temps en temps. Aucun d’entre nous n’est payé pour gagner des médailles et des prix de vétérans après tout!

Quelques exemples d’aliments alcalins figurant dans le tableau des indices PRAL

Épinards – Indice PRAL : -11,8. Il s’agit d’un aliment très alcalin qui est connu pour ses effets bénéfiques sur la santé des os grâce au calcium qu’il contient. C’est mon choix de prédilection pour les salades. Il contient aussi du magnésium.

Banane – Indice PRAL : -6,9. On lui attribue souvent le nom de « bâtonnet de potassium » et elle fait partie des aliments hautement alcalins que vous ne voudrez pas négliger dans votre régime. De plus, elle est une excellente source de fibres, qui favorisent un bon transit intestinal et éliminent les toxines du tractus gastro-intestinal.

Patate douce – Indice PRAL : -5,6. La patate douce est un aliment alcalinisant qui apporte à votre organisme beaucoup de fibres, de vitamines et de minéraux. Comme la patate douce est très riche en fibres, elle a moins d’effets néfastes sur la glycémie, car les fibres contribuent à ralentir la libération du sucre dans le sang.

Carotte – Indice PRAL : -4,9. La carotte est un aliment hautement alcalin, réputé pour améliorer la vue grâce à sa teneur en vitamine A. En fait, une tasse de carottes contient plus de 300 % de l’apport journalier recommandé en bêta-carotène, une forme antioxydante de la vitamine A.

Les aliments à éviter

Un environnement acide est considéré comme un cadre idéal pour le développement de maladies. Un bon guide en matière d’apport alimentaire pour les athlètes est 80 % d’alcalins et 20 % d’acides. Si votre régime alimentaire se résume à des hot-dogs ou du macaroni au fromage, vous ne pourrez pas donner le meilleur de vous-même, c’est évident! Limitez le sucre blanc, l’alcool et les produits d’origine animale issus de l’élevage industriel. Ces aliments sont extrêmement acides et doivent être « tamponnés » par vos minéraux stockés. Deux bonnes salades vertes (la roquette et les pousses d’épinard me viennent à l’esprit) accompagnées de crudités tous les jours y contribuent. Évitez les calories vides qui peuvent rendre votre corps acide. J’ai une solution simple qui m’aide dans ce domaine, que j’appelle « les grands Trois ». J’ai rarement des croustilles, de la boisson gazeuse ou du dessert à la maison. Vous ne pouvez pas en manger si vous n’en avez pas! De plus, j’essaie d’éviter le pain blanc, le riz blanc et les pâtes blanches. Enfin, limitez votre consommation d’alcool.

L’alcool

En ce qui concerne l’alcool, une bière ou un verre de vin de temps à autre ne fait pas de mal et peut même faire partie de vos 20 % d’aliments acides. L’alcool peut également être bénéfique en petites quantités, car il contient des flavonoïdes, une substance qui prévient la formation de plaques dans les artères. Mais, attention, l’alcool peut augmenter le risque de blessures. Il modifie votre cycle de sommeil, ce qui réduit la capacité de votre corps à stocker le glycogène, une source d’énergie essentielle pour les athlètes. Il augmente également les niveaux de cortisol (hormone du stress), ce qui ralentit la guérison. De plus, l’alcool se transforme en gras. Comme dans toute chose dans la vie, il s’agit de faire preuve de modération, car tout corps en santé ne saurait s’alourdir de poids supplémentaire. Personnellement, même si ma femme et moi aimons beaucoup boire une bonne bouteille de vin la fin de semaine, nous nous privons généralement de vin huit à dix semaines avant une grande compétition d’athlétisme, comme les compétitions des vétérans au Canada ou les Jeux mondiaux des vétérans. Passons maintenant à la dernière partie de notre article.

Les vitamines et les minéraux

Que sont les vitamines et les minéraux? Fondamentalement, ils permettent à votre corps de fonctionner correctement et se trouvent normalement dans les aliments que vous consommez tous les jours. Ils jouent un rôle important dans la production d’énergie, la synthèse de l’hémoglobine, la santé osseuse et les fonctions immunitaires, en plus de contribuer à protéger votre organisme contre les dommages oxydatifs. Par ailleurs, ils aident le corps à réparer le tissu musculaire pendant la récupération après un exercice ou une blessure.

Les athlètes vétérans actifs tels que vous peuvent subir des pertes de ces micronutriments plus rapidement que vos homologues sédentaires. Par conséquent, vous pouvez très bien avoir besoin d’un apport plus grand en vitamines et en minéraux pour répondre aux besoins accrus en matière de construction, de réparation et de maintien de votre masse corporelle, ce qui implique une alimentation équilibrée. Malheureusement, il est assez clair que la grande majorité des Canadiens n’ont pas une alimentation équilibrée. La plupart d’entre nous ont donc recours à des compléments alimentaires pour combler ces manques. Quelle quantité de compléments alimentaires faut-il prendre? Comme je l’ai suggéré dans mon dernier article, trouvez un nutritionniste sportif compétent et déterminez vos besoins précis.

Les vitamines

Les vitamines sont des substances organiques fabriquées par les plantes ou les animaux qui se répartissent en deux catégories : les vitamines liposolubles et les vitamines hydrosolubles. Les vitamines liposolubles comme les vitamines A, D, E et K se dissolvent dans les graisses et peuvent être stockées dans votre organisme. Les vitamines hydrosolubles comme le complexe vitaminique B et les vitamines C doivent se dissoudre dans l’eau avant que votre corps ne puisse les absorber, ce qui veut aussi dire que votre corps ne peut pas stocker ces vitamines. Toute vitamine B ou C que votre corps n’utilise pas passera simplement à travers votre système. Par conséquent, vous avez besoin d’un nouvel apport de ces vitamines tous les jours.

Les minéraux

Les minéraux sont des éléments inorganiques qui proviennent du sol et de l’eau, et qui sont absorbés par les plantes ou mangés par les animaux. Environ 4 % de la masse corporelle est constituée de minéraux. Le corps d’un athlète vétéran vieillissant a besoin de plus grandes quantités de minéraux pour maintenir la masse musculaire et rester en bonne santé. Ils sont classés en minéraux majeurs (l’organisme a besoin d’un apport supérieur à 100 mg par jour) et en oligo-éléments (l’organisme a besoin d’un apport inférieur à 100 mg par jour). Les minéraux majeurs sont le sodium, le potassium, le calcium, le phosphore, le magnésium, le manganèse, le soufre, le cobalt et le chlore. Les oligo-éléments sont le fer, le zinc, le cuivre, le sélénium, l’iode, le fluorure et le chrome. Les minéraux jouent trois rôles :

  • ils fournissent la structure nécessaire à la formation des os et des dents;
  • ils contribuent au maintien d’un rythme cardiaque normal, de la contractilité des muscles, de la conductivité neuronale et de l’équilibre acido-basique;
  • ils contribuent à la régulation du métabolisme cellulaire en entrant dans la composition d’enzymes et d’hormones qui modulent l’activité cellulaire.

Comme je l’ai indiqué précédemment, les minéraux ne peuvent être fabriqués par l’organisme et doivent être obtenus par le biais de notre alimentation. On peut répondre aux besoins quotidiens en minéraux nécessaires à l’organisme au moyen d’une alimentation équilibrée, mais, comme pour les vitamines, un excès de minéraux peut produire des effets toxiques. Les apports quotidiens recommandés de certains des minéraux les plus courants pour les hommes et les femmes sont indiqués dans le tableau ci‑dessous :

Minéraux

Hommes

Femmes

Calcium

700 mg

700 mg

Magnésium

300 mg

270 mg

Potassium

3 500 mg

3 500 mg

Zinc

9 mg

7 mg

 

L’apport nutritionnel recommandé

Selon le site Web du gouvernement canadien, l’apport nutritionnel recommandé est défini comme « l’apport nutritionnel quotidien moyen permettant de combler les besoins nutritionnels de la quasi-totalité (97 à 98 %) des sujets en bonne santé appartenant à un groupe donné, défini en fonction de l’étape de la vie et du sexe ». Si vous êtes quelqu’un qui fait de l’exercice presque tous les jours ou si vous êtes un athlète vétéran de haut niveau, vos besoins peuvent dépasser ces chiffres, ce qui nous amène à notre prochain article, qui nous plongera dans le monde des compléments alimentaires.

Conclusion

Dans ce deuxième article sur la nutrition, nous avons parlé de sujets tels que les types de fibres dont nous avons besoin pour être en bonne santé, le pH des aliments, et nous avons terminé par quelques mots sur les vitamines et les minéraux. Pour nous, athlètes vétérans, une alimentation saine et un plan de nutrition approprié permettent de prévenir les problèmes de santé et fournissent à notre corps le bon équilibre de glucides, de protéines, de minéraux et de vitamines. Manger sainement, c’est faire les bons choix, prendre les bonnes décisions et, bien sûr, planifier. La plupart d’entre nous, sportifs chevronnés, n’ont peut-être pas appris les bonnes pratiques alimentaires dès le début de leur vie, mais c’est quelque chose qu’on peut facilement rectifier à l’aide d’un peu de recherche, afin d’adopter de saines habitudes alimentaires pour le reste de la vie. Manger des aliments nutritifs et sains, tout en maintenant un poids idéal, contribuera à une meilleure performance sur la piste et dans le gymnase. Vous vous sentirez mieux et paraîtrez sous votre meilleur jour!

Si vous êtes une personne en forme, il se peut également que votre plan de nutrition comprenne la prise de divers compléments. Les compléments sont des produits utilisés pour améliorer un régime alimentaire et contiennent souvent des vitamines, des minéraux, des plantes ou des acides aminés. Nous nous plongerons dans cet univers dans notre prochain article, car il existe de nombreux points de vue contradictoires sur le sujet. J’espère pouvoir vous aider à comprendre comment et quand votre régime alimentaire à lui seul ne suffit plus, et comment vous pouvez utiliser des compléments pour combler ces manques, ce qui vous permettra d’être en meilleure santé et en meilleure forme.

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