Technicien SAR à bord de CC130338 - Épilogue

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Rapport / Le 8 mars 2017 / Numéro de projet : CC130338 SAR - A Category

Lieu : Yorkton (Saskatchewan)
Date : 8 mars 2017
État : Enquête terminée

L’accident s’est produit lors d’une mission d’entraînement de recherche et sauvetage du 435e Escadron de Transport et de sauvetage, menée à bord d’un avion CC130H Hercules. L’avion a quitté Winnipeg, en transportant à son bord un équipage de neuf membres, à destination de la zone de Pelly et Kamsak en Saskatchewan en vue d’y effectuer des séquences de recherche et sauvetage de base, avant de se rendre à l’aéroport de Yorkton où l’équipe voulait exécuter des sauts en parachute à ouverture automatique suivis d’un largage de matériel.

Une fois dans la zone de Yorkton,  l’avion s’est établi face au vent, à 2000 pieds au dessus de l’objectif prévu, en vol rectiligne en palier et à une vitesse indiquée de 124 nœuds, selon la configuration de volets à 50 pour cent. Le ciel était dégagé, la température de -16 degrés Celsius et le vent de surface soufflait du nord-ouest à 19 nœuds avec des rafales atteignant 24 nœuds. Après les exposés et les vérifications de sécurité, le chef d’équipe des techniciens en recherche et sauvetage a sauté par la rampe ouverte de l’avion, au point prédéterminé. Le chef d’équipe a utilisé la technique de sortie en position recroquevillée. Le technicien de recherche et sauvetage, membre d’équipe, l’a suivi quelques secondes plus tard, et il a utilisé la technique de sortie semi assise.

Dès que le membre d’équipe est sorti de l’avion, l’écoulement d’air ambiant a semblé avoir un effet sur lui, car sa jambe gauche s’est soulevée pendant que son corps roulait légèrement sur la droite. Au même moment, le dispositif d’ouverture automatique déclenchait son parachute principal. Le parachute ne s’est pas ouvert normalement, et la preuve porte fortement à croire que les suspentes de la voilure principale se sont gravement torsadées. En conséquence, le parachute ne pouvait pas être maîtrisé, et il est entré dans une descente en spirale serrée dans le sens horaire.

On a observé le membre d’équipe qui tentait de démêler les suspentes et, à un moment donné, il a pris la mesure inhabituelle de larguer son dispositif de délestage d’équipement personnel de recherche et de sauvetage, vraisemblablement afin de pouvoir mieux battre des jambes, ce qui est nécessaire à la manœuvre. Malgré ses efforts, il n’a pas réussi à démêler ses suspentes et, ce faisant, il ne savait probablement plus à quelle altitude il se trouvait ni quel était son taux de descente. Par conséquent, il n’a pas libéré son parachute principal ni ouvert son parachute de secours avant d’atteindre le sol. Le membre d’équipe a subi des blessures mortelles à l’impact.

L’enquête n’a révélé aucune preuve du mauvais pliage du parachute ni d’une défaillance matérielle de l’équipement du membre d’équipe. Toute anomalie durant un saut en parachute à basse altitude (par exemple, de 1500 à 2000 pieds au dessus du sol) laisse peu de temps pour réagir, et des mesures doivent être prises rapidement pour régler tout problème ou pour libérer le parachute principal et ouvrir le parachute de secours.

Les mesures de prévention prévoient des procédures d’entraînement améliorées et la mise en service d’un dispositif automatique d’avertissement sonore pour indiquer l’altitude.

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