CC138804 Twin Otter - Épilogue

Rapport / Le 23 août 2012 / Numéro de projet : CC138804-D-Cat

Endroit : Près d’Inuvik, Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.)
Date : 23 août 2012
État : Investigation Complète

Dans le cadre d’un entraînement aux opérations en terrain d’aviation inhospitalier sur la toundra près de Horn Lake, au sud‑ouest d’Inuvik (T.-N.-O.), le train avant de l’avion Twin Otter s’est affaissé au décollage. Les quatre membres d’équipage et les deux passagers n’ont subi aucune blessure.

Après son arrivée au site d’atterrissage, l’équipage a d’abord évalué le terrain pour s’assurer qu’il convenait aux exercices. À la suite de plusieurs survols de reconnaissance et d’une prudente manœuvre de traînée où les roues effleuraient le sol, l’équipage a déterminé que, même si le terrain était raboteux, ce dernier pouvait être convenable. L’équipage a donc effectué un atterrissage avec arrêt complet. Une inspection de la zone d’atterrissage a ensuite révélé que la surface était recouverte d’hummocks de toundra saturés d’eau entre lesquels les roues s’étaient enfoncées. Les hummocks de toundra sont de petits monticules de terre et de végétation que l’on retrouve en présence de pergélisol.

Pendant la tentative de décollage, l’avion est demeuré coincé, en dépit du fait que l’équipage a mis plein gaz. L’équipage a donc coupé les moteurs, puis il a creusé les hummocks situés devant chaque roue du train, afin d’y insérer des rampes en contreplaqué. Ces rampes devaient permettre à l’avion de décoller en roulant par-dessus les hummocks. Même si cette procédure a d’abord donné de bons résultats, pendant le roulage au décollage, au moment où l’avion approchait de la vitesse de vol, la roue avant s’est enfoncée dans le sol mou et la jambe du train avant s’est cisaillée au‑dessus de la fourche. Le nez de l’avion a touché le sol et l’avion a glissé vers l’avant tandis que l’équipage interrompait le décollage. L’appareil a ainsi subi des dommages importants.

Même si l’équipage a suivi la procédure, il n’a pas été en mesure de déceler la présence des hummocks saturés d’eau avant l’atterrissage. Les recommandations issues de l’enquête étaient donc axées sur l’amélioration des critères d’évaluation pendant les manœuvres de reconnaissance aérienne et de traînée.

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