L’exercice Maple Flag 50

Documentation / Le 23 mai 2017

Ottawa – Défense nationale / Forces armées canadiennes

L’exercice Maple Flag 50 aura lieu à la 4e Escadre Cold Lake (Alberta) du 29 mai au 23 juin 2017. Il a pour but de préparer les équipages, ainsi que le personnel de maintenance et de soutien du Canada et des pays y participant, à affronter les rigueurs des opérations dans l’espace aérien opérationnel moderne. 

Le scénario de l’exercice établit les conditions dans lesquelles les participants doivent arriver dans une zone de conflit, éliminer les cibles approuvées, en ressortir pour retourner à leur base d’attache, tout en volant en formation.

Les participants respecteront un scénario fictif, qui leur demandera de faire face à des dangers réels et simulés à l’aide de tactiques nouvelles, d’armes et de technologies de pointe. Le but est de perfectionner leurs compétences dans un contexte opérationnel réaliste, évolutif et stimulant, pour qu’ils deviennent une force agile et intégrée avec la portée et la puissance nécessaires pour mener à bien les missions. Pour l’ARC, cet exercice est, pour le personnel, une  occasion de comprendre pleinement la puissance aérienne et d’améliorer sa capacité de protéger la souveraineté du Canada.

Lors de l’exercice Maple Flag 50, les activités d’entraînement seront axées sur le commandement et le contrôle, les opérations air-air et air-sol; sur le ravitaillement en vol, le renseignement, la surveillance et la reconnaissance, le transport aérien tactique, l’aviation tactique, et l’appui aérien rapproché.

Ces activités se dérouleront principalement à l’intérieur du polygone de tir aérien de Cold Lake (CLAWR), une vaste étendue de terrain au nord de la 4e Escadre et de la Base des Forces canadiennes Cold Lake.

Les forces alliées et participantes seront : la force aérienne des États-Unis (United States Air Force), la réserve aérienne des États-Unis, l’United States Marine Corps, la force aérienne de la République de Singapour, la Royal Air Force, l’Armée de l’Air française et l’Armée belge. De plus 19 pays participeront au Programme des observateurs internationaux.

Le Centre d’instruction tactique de la Force aérienne (CITFA) qui se trouve à la 4e Escadre Cold Lake, organise et dirige l’exercice Maple Flag. La mission fondamentale du CITFA est d’offrir aux participants, un entraînement réaliste pendant  lequel ils pourront simuler des combats aériens modernes.

Ayant lieu tous les ans depuis 1978, l’exercice Maple Flag n’a été annulé que très peu de fois, dont la dernière, en 2015, car les CF-18 participaient à l’opération Impact.

L’histoire de l’exercice Maple Flag

L’exercice Maple Flag est la version canadienne de l’exercice Red Flag de la force aérienne des États-Unis, qui a lieu plusieurs fois par an sur les bases aériennes Nellis, au Nevada, et Eielson, en Alaska. La série d’exercices Flag a été élaborée suite à des observations faites pendant la guerre du Vietnam. Au cours de ce conflit, on a observé que la majorité des pertes d’aéronefs survenait durant les dix premières missions de combat d’un équipage.

Ceux qui survivaient à ces 10 premières missions cruciales avaient des chances de survivre le reste de leur mission de combat. Les exercices de la série Flag ont été conçus pour permettre aux jeunes équipages d’exécuter ces dix premières missions. À plusieurs égards, cette même structure existe encore aujourd’hui.

Conçu en 1977, l’exercice Red Flag North était la version canadienne qui a été rebaptisée Maple Flag l’année suivante. Deux exercices de quatre semaines avait lieu tous les ans, jusqu’en 1987, pour ne devenir qu’un seul exercice annuel composé de deux ou trois volets de deux semaines, répartis sur quatre à six semaines.

Traditionnellement, l’exercice était axé sur les chasseurs et les appareils de soutien et il mettait surtout l’accent sur les opérations d’emploi d’une force d’envergure.

Au fil des ans, l’exercice a évolué et s’est transformé pour répondre à l’évolution des opérations réelles et de la technologie, des compétences et des techniques. On y trouvait presque exclusivement des chasseurs, de gros bombardiers, des chasseurs d'interception et des chasseurs-bombardiers, des avions de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et des systèmes aéroportés d’alerte et de contrôle.

De nos jours, beaucoup de ces mêmes appareils participent toujours à l’exercice, mais on y intègre divers éléments de la force aérienne, tels des appareils de transport aérien tactique, des hélicoptères et des éléments de guerre électronique et des éléments de l’Armée.

Depuis 1987, l’exercice Maple Flag n’a été annulé que quatre fois : à cause de la 1re guerre du Golfe en 1991; du conflit au Kosovo en 1999; de l’opération Mobile en 2011; et enfin, des opérations Impact et Reassurance en 2015. Ces annulations étaient toutes dues à de réels engagements opérationnels de l’ARC et aux mandats que le gouvernement du Canada lui confie.

La formation réaliste que procure l’exercice Maple Flag ne peut être égalée ou surpassée que par de vraies opérations. Lorsqu’on est engagé dans un conflit réel, il n’est pas utile de mener des exercices à grande échelle, axés sur les opérations. Le leitmotiv selon lequel il faut « s’entraîner comme nous combattons pour combattre comme nous nous entraînons » s’applique parfaitement aux participants de l’exercice Maple Flag; s’ils sont engagés dans un véritable combat, les entraînements intenses deviennent superflus.

Le Polygone de tir aérien de Cold Lake (CLAWR)

Le CLAWR fait partie d’un groupe de trois vastes espaces aériens qui comprennent le polygone d’entraînement à la manœuvre de combat aérien (ACMR) et un secteur de vol à basse altitude, tous contrôlés et administrés par les Opérations de la 4e Escadre.

En tout, le groupe d’espaces aériens s’étend de la Colombie-Britannique au Manitoba, et des Territoires du Nord-Ouest au centre de l’Alberta. Sa superficie équivaut à celle de l’Europe centrale.

Le plus petit des trois espaces aériens, le CLAWR, a une superficie de 1,17 million d’hectares et se situe à environ 70 kilomètres au nord de la 4e Escadre Cold Lake. C’est une zone d’opérations qui est réglementée, et c’est un espace aérien qui contient plus de 90 cibles complexes, soit plus de 640 cibles individuelles, en plus de simulateurs de dangers, qui seront utilisés dans le cadre de l’exercice Maple Flag 50.

Les ensembles de cibles utilisables comprennent sept représentations tridimensionnelles de terrains d’aviation militaires, des représentations d’infrastructures militaires et des simulateurs de menaces surface-air. Presque toutes les cibles à l’intérieur du CLAWR permettent l’utilisation de munitions inertes classiques, à guidage de précision au laser, et de munitions guidées par GPS. Plusieurs cibles de surface peuvent être défendues par des systèmes qui simulent les signaux communément émis par les menaces surface-air.

Pour compléter l’ensemble déjà impressionnant d’aides à l’instruction, à l’intérieur du CLAWR, on y trouve également plusieurs zones de tir réel, notamment des polygones de bombardement air-air et air-sol, où les pilotes peuvent s’exercer avec de vraies munitions sur des cibles terrestres et aériennes.

Le Programme international d’observateurs

Le Programme international d’observateurs donne à d’éventuels participants à l’exercice Maple Flag l’occasion d’observer l’exercice de près, sans y engager une grande quantité de ressources. Ce programme a pour but d’inciter la future participation d’autres pays à l’exercice Maple Flag.

Cette année, les participants viennent d’une variété de pays alliés et partenaires, notamment : l’Australie, l’Autriche, le Brésil, le Chili, l’Allemagne, la Grèce, le Japon, le Koweït, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, Oman, le Pérou, les Philippines, le Qatar, la Corée du Sud, la Suisse, l’Ukraine et les Émirats arabes unis.

Les participants et leur rôle lors de l’exercice Maple Flag 50

Les pays, aéronefs et unités qui participeront à l’exercice Maple Flag 50 sont :

Le Canada :

  • La 1re Escadre avec six hélicoptères CH-146 Griffon et deux hélicoptères CH-147F Chinook qui assumeront un rôle utilitaire et tactique;
  • Les 401e, 409e, 425e et 433e escadrons d’appui tactique et le 410e Escadron d’entraînement opérationnel à l’appui tactique avec jusqu’à 22 chasseurs CF-188 Hornet, ayant des rôles d’appui aérien rapproché, d’interdiction aérienne, de défense contre le potentiel aérien, d’opération offensive contre le potentiel aérien et de force d'opposition;
  • Les membres du 414e Escadron de guerre électronique prendront place à l’arrière des 8 chasseurs Dornier Alpha Jets, loués de Discovery Air Defence Services. Ils auront un rôle de force d'opposition;
  • Les 426e et 436e escadrons de transport avec deux CC-130J Super Hercules, auront un rôle de transport aérien tactique;
  • Le 435e Escadron de transport et de sauvetage avec un CC-130T Hercules assurera le ravitaillement en vol;
  • Le 42e Escadron de radar : assurera les services de radar de surveillance tactique au sol;
  • La Conception et la gestion du réseau de liaison des données donnera les services de connectivité;
  • La compagnie Charlie, du 3e Bataillon Royal 22e Régiment apportera son soutien du Cours avancé d’aviation tactique.

Les États-Unis d’Amérique :

  • Le 960th Airborne Air Control Squadron de la force aérienne des États-Unis, avec un avion E-3 Sentry, aura un rôle de commandement et de contrôle aériens;
  • Le 965th Airborne Air Control Squadron de la force aérienne des États-Unis, avec un avion E-3 Sentry, aura un rôle de commandement et de contrôle aériens;
  • Le 93rd Escadron d’appui tactique de la force aérienne des États-Unis, avec jusqu’à 12 chasseurs F-16 Falcon, aura un rôle d’appui aérien rapproché, d’interdiction aérienne, de défensive et d’opération offensive contre le potentiel aérien;
  • Le Marine Wing Support Squadron 473, du United States Marine Corps, dont personnel et équipement apporteront un soutien logistique à l’exercice, qui inclura des points avancés de ravitaillement en armes et en carburant pour les hélicoptères, l’équipe mobile expéditionnaire de contrôle de la circulation aérienne, les opérations des convois, l’entraînement à la démolition, et les forces d’opposition au sol;
  • Le Marine Air Control Squadron 2, du United States Marine Corps, en renfort des contrôleurs de radars tactiques du 42e Escadron radar du Canada.

La France :

  • L’escadron de détection et contrôle aéroporté 00.036 avec un avion E-3F Sentry jouera un rôle de système aéroporté de commandement et de contrôle;
  • L’Équipe de marque avions de transport tactique (EMATT) 01.338 avec un A400M jouera un rôle de transport aérien tactique et lourd;
  • Les Forces spéciales auront un rôle de contrôleur aérien avancé interarmées.

La République de Singapour :

  • Le 425e Escadron d’appui tactique avec dix chasseurs F-16 Falcon, assumant les rôles d’appui aérien rapproché, d’interdiction aérienne, de défensive et d’opération offensive contre le potentiel aérien.

Le Royaume-Uni :

  • Collaborera avec une variété de participants dans un rôle de contrôleur aérien avancé interarmées.

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Capitaine Mathew Strong
Officier des affaires publiques de la 4e Escadre Cold Lake
Aviation royale canadienne, ministère de la Défense nationale
(780) 840-8000, poste 8121

Relations avec les médias
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