Le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique

Diplômés canadiens et internationaux du Programme d’entraînement aérien

Plus de 130 000 membres d’équipage de l’Aviation royale canadienne (ARC), de la Royal Air Force, de la Royal Australian Air Force et de la Royal New Zealand Airforce ont été formés dans les écoles créées au Canada dans le cadre du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB).

On comptait parmi les stagiaires de la Royal Air Force bon nombre d’aviateurs venus de pays qui avaient été envahis par les forces nazies. En outre, au début de la guerre, de nombreux Américains ont franchi la frontière pour servir dans l’Aviation royale canadienne parce que leur pays était encore neutre. Lorsque les États‑Unis ont déclaré la guerre le 8 décembre 1941, on estimait qu’il y avait 6 129 Américains dans les rangs de l’ARC. Au printemps 1942, 1 759 Américains ont été libérés de l’ARC et se sont enrôlés dans les forces armées de leur propre pays, tandis que 2 000 autres étaient mutés à la fin de la guerre.

Selon F.J. Hatch, « Au cours des années d’après-guerre, au Pentagone, un certain nombre d’officiers supérieurs de l’Aviation arboraient encore l’insigne de pilote de l’ARC ». (Le Canada, Aérodrome de la démocratie, p. 103)

Diplômés du PEACB au Canada (1940-1945) 
Force aérienLe nombre de diplômés
Aviation royale canadienne (ARC) 72,835
Royal Australian Air Force (RAAF)  9,606
Royal New Zealand Air Force (RNZAF) 7,002
Royal Air Force (RAF), y compris environ : 42,110
  • 448 Équipages polonais
 
  • 677 Équipages norvégiens
 
  • 800 Équipages belges et hollandais
 
  • 900 Équipages tchèques
 
  • 2,600 Équipages de la France libre
 
  • 5,296 Équipages de la Fleet Air Arm
 
TOTAL 131,553

Outre les 131 553 membres d’équipage formés dans les écoles du Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique, 5 296 membres de la Royal Air Force et de la Fleet Air Arm ont été entraînés au Canada dans les écoles de la Royal Air Force avant le 1er juillet 1942. « […] constituaient à toutes fins pratiques un contingent supplémentaire d’élèves-aviateurs du PEACB et ce n’est qu’à partir du mois de juillet 1942 qu’ils y furent officiellement inclus. » (F.J. Hatch, Le Canada, Aérodrome de la démocratie, page 77-78)