Le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique

L’ARC commémore la remarquable contribution du Canada à la victoire lors de la Seconde Guerre mondiale

En 2016, l’Aviation royale canadienne (ARC) commémore la remarquable contribution du Canada à la victoire des forces alliées lors de la Seconde Guerre mondiale – le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB) – qui s’est échelonnée de 1939 à 1945.

On a choisi l’année 2016 pour célébrer cet effort quinquennal parce que les premiers escadrons canadiens formés dans le cadre du Programme l’ont été en 1941 – il y a 75 ans.

Les escadrons de la « série 400 » font encore partie de l’Aviation royale canadienne aujourd’hui; essentiellement, l’ARC d’aujourd’hui est née il y a 75 ans et découle directement du Programme d’entraînement aérien.

Les escadrons de la série 400 ont été formés en raison d’une petite clause du traité sur le PEACB connue sous le nom d’« article 15 » : deux phrases vagues, mais essentielles dans l’histoire de l’ARC :

« Le Gouvernement du Royaume-Uni s’engage à affecter à leurs dominions respectifs, une fois leur entraînement terminé, les élèves du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, en organisant des escadrilles ou des formations distinctes pour les dominions, ou de quelque autre manière; les méthodes à employer devant faire l’objet d’une entente avec les gouvernements des dominions intéressés. Le Gouvernement du Royaume-Uni prendra l’initiative de pourparlers entre les gouvernements à cette fin.»

Le traité a été signé le 17 décembre 1939 et l’entraînement a commencé en avril 1940. Entre temps, le Canada et la Grande‑Bretagne ont entamé des négociations visant à créer au moins 25 escadrons de l’ARC outre‑mer qui s’ajouteraient aux trois escadrons déjà déployés. Le 7 janvier 1941, des représentants des deux nations ont signé un traité supplémentaire régissant la formation des escadrons, qui est entré en vigueur le 1er mars 1941.

Durant la Première Guerre mondiale, les pilotes canadiens faisaient partie des forces britanniques, car l’Aviation canadienne n’existait pas. Cette fois‑ci, cependant, en raison de l’article 15 et du traité complémentaire de 1941, les équipages canadiens outre‑mer piloteraient des escadrons canadiens et relèveraient du commandement canadien.

Si les escadrons de l’ARC ne pouvaient absorber tous les équipages de l’ARC, les équipages excédentaires seraient affectés à des unités de la Royal Air Force, mais ils porteraient l’uniforme canadien et toucheraient la solde, les avantages sociaux, etc., de l’ARC.

Les nouveaux escadrons portaient les numéros 400 à 4491. Le 1er mars 1941, les escadrons qui se trouvaient déjà outre‑mer – 1, 110 et 112 – sont devenus respectivement les escadrons 401, 400 et 402. Le premier nouvel escadron – l’escadron 403 – a été formé le 1er mars et les autres ont suivi rapidement.

Bon nombre de ces escadrons qui ont commencé à voler il y a 75 ans en raison du PEACB continuent aujourd’hui de servir le Canada et les Canadiens.

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1 Il y a deux exceptions à la série 400 à 449 qui a été attribuée aux escadrons de l’ARC. Dans le cadre du PEACB, on avait attribué à la Royal Australian Air Force (RAAF) une série de numéros commençant par 450; le 450e Escadron est demeuré en service de 1941 à 1945. À la suite d’une erreur administrative, le Canada a commencé à utiliser le chiffre 450 quand un escadron d’hélicoptères de transport lourd a été formé en 1968. Plus tard, le Canada a été autorisé à utiliser ce numéro (le 450e Escadron australien n’existe plus) et les membres de la 450 RAAF Squadron Association et du 450e Escadron canadien ont noué des liens étroits.

Le 103e Escadron de recherche et de sauvetage est le seul escadron opérationnel de l’Aviation royale canadienne qui ne porte pas un numéro de la série 400. Lorsqu’il a été rebaptisé à partir de la 103e Unité de sauvetage en 1997, il a conservé le numéro 103.