Un cours transformé grâce au nouveau système d’instruction du 402e Escadron

Article de nouvelles / Le 25 janvier 2018

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Par l’élève-officier Kylie Penney

En janvier 2018, les stagiaires d’un cours d’opérateur de détecteurs électroniques aéroportés (Op DEA) du 402e Escadron « Ville de Winnipeg », basé à la 17e Escadre Winnipeg, formeront la première cohorte de diplômés ayant eu l’occasion de s’entraîner à l’aide du simulateur de procédures de l’équipage (SPE) récemment installé à l’escadron.

Jusqu’à présent, les stagiaires ne pouvaient satisfaire qu’à environ 40 % des exigences de leur norme de qualification (NORQUAL) dans les installations du 402e Escadron, ce qui voulait dire qu’ils devaient terminer leur apprentissage pendant l’instruction opérationnelle subséquente au 406e Escadron maritime d’entraînement opérationnel, à la 12e Escadre Shearwater, en Nouvelle-Écosse, ou encore au 404e Escadron de patrouille à longue portée et d’entraînement, à la 14e Escadre Greenwood, également en Nouvelle-Écosse. Or, puisqu’il peut désormais se servir du nouvel équipement, l’escadron est en mesure de satisfaire à 97 % des exigences de la NORQUAL des Op DEA, ce qui permet de rendre l’instruction plus efficace, de réduire les difficultés que présentent les cours dans une unité d'instruction opérationnelle et le temps qu'y consacrent les stagiaires, mais aussi d’améliorer les compétences des futurs opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés.   

On souhaite que, au cours de leur instruction élémentaire, les Op DEA acquièrent plus de facilité à exécuter les procédures de base et à se servir de leurs compétences et de leurs connaissances du système. En s’entraînant à l’aide du SPE, les Op DEA peuvent se consacrer aux techniques avancées pendant leur instruction subséquente.

Le SPE imite et simule des capteurs et des systèmes comme les suivants : communications, acoustiques, électro-optique et infrarouge, radar imageur, mesures de soutien électronique et détection d’anomalie magnétique. Le SPE est aussi doté d’un processeur modulaire de signaux acoustiques, le Versa Module Europa (VME), qui sert à enseigner l’acoustique. De plus, il héberge un simulateur de procédures tactiques qui sert à enseigner l’utilisation du tableau de commande programmable (type de clavier particulier), les sélections et l’emplacement aux membres d’équipage.

« Lorsqu’on fait intervenir d’autres GPM avec les Op DEA dans un scénario de type mission (comme on le fait dans les unités d’instruction opérationnelle et pendant les cours d’instruction opérationnelle des équipages maritimes), il devient difficile de faire de l’entraînement individuel de base », explique l’adjudant‑maître Derek Inman, instructeur principal des Op DEA au 402e Escadron.

Quand ils se servent du SPE, « les stagiaires peuvent se concentrer sur un scénario complet de trois heures portant sur un sujet, par exemple, le radar à synthèse d’ouverture inverse. On peut faire entrer six stagiaires dans le SPE, et ces derniers peuvent faire fonctionner chacun des radars individuellement à bord de divers aéronefs. »

« Il revient entièrement à l’instructeur de régler l’exercice », ajoute l’adjudant-maître Inman. « La polyvalence du simulateur nous permet d’enseigner un ensemble de compétences simultanément à tous les stagiaires avant de passer au prochain sujet à l’étude. »

Il est avantageux d’utiliser le SPE, non seulement parce qu’il permet de réduire le temps d’instruction subséquent, mais aussi parce qu’il est moins coûteux à utiliser. L’instructeur, qui supervise deux stagiaires par poste, peut arrêter le scénario temporairement pour expliquer un sujet, ou encore, il peut recommencer un scénario. Dans un véritable aéronef, il faudrait passablement plus de temps et de carburant pour retourner au lieu de départ d’un scénario et recommencer celui-ci. Grâce au SPE, on déplace l’aéronef simplement en le faisant glisser à l’écran. On peut reprendre un scénario en quelques secondes seulement.    

Dans une année normale, où 24 Op DEA suivent le cours, on doit compter 1 008 heures d’utilisation du simulateur, seulement pour ce GPM. Les opérateurs de systèmes de combat aérien, qui réalisent deux tiers des exigences de la NORQUAL au 402e Escadron, travaillent également à intégrer l’entraînement à l’aide du SPE à leur programme initial afin de pouvoir satisfaire à plus de 80 % des exigences de la NORQUAL à cet endroit.

L’adjudant-maître Inman explique l’incidence qu’aura le SPE sur la carrière des Op DEA en commentant que ce système a permis de revigorer l’instruction offerte au 402e Escadron, ce qui incite davantage les futurs Op DEA à exceller dans leur métier.

« Les stagiaires aiment l’idée de faire fonctionner de nouveaux systèmes d’entraînement modernes, ajoute l’adjudant-maître Inman. C’est un aspect de leur formation qui les motive énormément. Le système est nouveau, il est efficace, et c’est ce qu’utilisent actuellement les unités opérationnelles. Le personnel d’instruction du 404e Escadron a déjà constaté un meilleur rendement chez les stagiaires qui ont participé aux essais du SPE à Greenwood. Les escadrons qui disposent d’unités d’instruction opérationnelle pourront affecter les stagiaires plus rapidement aux escadrons opérationnels de ligne et les envoyer plus tôt prendre part à des déploiements. »

L’Aviation royale canadienne, voulant rapidement combler certaines lacunes dans le domaine de l’instruction, a acquis le SPE dont dispose maintenant le 402e Escadron. Or, l’instruction offerte actuellement surpasse de loin les attentes et les avantages à long terme et dépasse largement ce qui avait été prévu dans le plan initial. Le SPE sert actuellement de mesure intermédiaire jusqu’à ce que soit mis en œuvre le projet de formation des futurs équipages, mais pourrait bien devenir l’un des principaux outils d’instruction de ce projet.  

Quoi qu’il en soit, entretemps, le SPE fait en sorte que les futurs Op DEA de l’Aviation royale canadienne soient mieux formés, en moins de temps, et qu’ils soient prêts à assumer efficacement leurs fonctions sur le plan opérationnel à titre de membres d’un équipage aérien.

L’élève-officier Penney travaille aux Affaires publiques de la 2e Division aérienne du Canada.

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