Technicien SAR – catégorie A - Épilogue

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Rapport / Le 28 octobre 2011 / Numéro de projet : SAR - A Cat

Endroit : Près d’Igloolik (Nunavut)
Date : 27 octobre 2011
État : Investigation Complète

En réponse à un appel de détresse lancé par deux hommes à bord d’une petite embarcation non pontée dans le détroit Hecla, au nord-est d’Igloolik au Nunavut, un avion CC130 de recherche et sauvetage (SAR) de Trenton, indicatif d’appel Rescue 323 (R-323), a été dépêché et est arrivé sur les lieux à 15 h 5 heure locale. Jugeant que les deux hommes souffraient d’hypothermie et qu’ils ne réagissaient pas, trois techniciens en recherche et sauvetage (Tech SAR) ont sauté en parachute à 17 h 34 pour leur venir en aide; les conditions climatiques étaient des plus sévères avec des vents de 25 à 35 nœuds (kt) et des vagues de 10 à 15 pieds (pi) accompagnées de glaces de mer. Le premier Tech SAR à amerrir est parvenu à nager jusqu’au radeau dans lequel se trouvaient les deux hommes en détresse et il leur a porté secours. Le deuxième Tech SAR et le chef d’équipe Tech SAR (CE) ont amerri séparément, mais comme ils ne sont pas parvenus à nager jusqu’au radeau, ils ont amorcé leurs propres procédures de survie. Environ quatre heures plus tard, un hélicoptère CH149 a hissé à bord les deux hommes en détresse et les deux Tech SAR;  ils étaient tous sains et saufs. Une heure plus tard, l’équipage de l’hélicoptère a repéré le corps inanimé du CE. Son gilet de sauvetage était gonflé et il flottait le visage tourné vers le haut sans son harnais de parachute. Le CE a été transporté à l’aéroport d’Igloolik et ensuite au centre hospitalier où l’on n’est pas parvenu à le réanimer.

Les circonstances du saut en parachute ont été examinées afin d’augmenter les chances de succès des futurs sauvetages par sauts en parachute en eaux libres froides. L’enquête portait sur les activités du CE durant la descente, après l’amerrissage et sur les hypothèses les plus probables pour expliquer les causes de la noyade. L’équipement de survie des Tech SAR et la réglementation régissant les activités de sauvetage, y compris la planification préalable au saut, les activités de sécurité et la prise de décision relative à la répartition des Tech SAR ont également été examinées.

L’enquête n’a pas permis de déterminer de façon définitive les mécanismes qui ont entraîné la noyade du CE. Tout porte à croire qu’une infiltration d’eau à l’intérieur de sa combinaison de vol d’immersion à port continu l’aurait rendu incapable de retourner à son radeau. Les causes de l’accident comprennent également l’incapacité de déterminer l’ampleur des difficultés que l’équipe Tech SAR aurait à affronter pour rejoindre les hommes en détresse, le manque de règlements et de procédures en vigueur concernant la nage de sauvetage, et le choix de l’emplacement pour l’amerrissage. Les facteurs contributifs comprennent la présence de vents soufflant en rafales qui ont influencé le choix du point de largage des parachutistes, les attentes à l’égard du rendement des parachutes et le manque d’entraînement et d’équipement adéquats à l’égard des activités des Tech SAR en mer. La délégation de la gestion des risques associés aux activités SAR au niveau de l’opérateur sans un encadrement réglementaire approprié a engendré une situation propice à la prise d’une décision inappropriée concernant le saut. Enfin, ont également contribué à l’accident le manque de directives, d’entraînement et d’expérience à l’égard des sauvetages dans les conditions environnementales de l’Arctique.

L’Aviation royale canadienne a mis en œuvre 12 mesures préventives, dont des modifications aux manuels de l’opérateur pour corriger certains problèmes liés à l’équipement et à l’instruction des Tech SAR. Le présent rapport recommande 35 autres mesures préventives et signale 10 préoccupations liées à la sécurité visant à améliorer l’équipement de survie de l’aviation et le matériel de sécurité/sauvetage des Tech SAR. Il recommande également de modifier certaines procédures d’exploitation et listes de vérifications.


 

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