Sergent Caroline Linteau : météorologiste ad astra

Article de nouvelles / Le 23 mars 2016

Par Mishall Rehman

S’il y a une chose que le sergent Caroline Linteau a apprise en 14 ans de carrière avec les Forces armées canadiennes (FAC), c’est que les conditions météorologiques, bien que souvent négligées, sont un élément crucial aux FAC pour mener des opérations efficaces. En tant que technicien en météorologie, son travail de surveiller le temps et suivre son évolution afin de permettre à la Marine, à l’Armée et à l’Aviation d’effectuer ses missions en toute sécurité.

Le sergent Linteau a commencé sa carrière dans l’Aviation royale canadienne après avoir travaillé pendant plusieurs années comme facteur à Postes Canada. En quête d’une vie meilleure et réalisant qu’elle avait besoin d’un nouveau défi dans sa vie, elle a sans regret rejoint les Forces armées canadiennes en 2002. Mais son premier choix de profession n’était pas technicien en météorologie. « Dans la vie », explique-t-elle, « je me dis toujours que rien n’arrive pour rien, alors je suis entrée dans ce métier, et je l’aime tout simplement. »

Le sergent Linteau croit que c’est un temps intéressant pour les femmes dans les Forces armées canadiennes, alors que de nouvelles portes s’ouvrent à elles et qu’elles atteignent de nouveaux sommets. Le sergent Linteau encourage vivement les femmes à s’enrôler. « Je pense vraiment que les femmes apportent un air de changement, nouveau et frais, dans les Forces armées, étant donné qu’elles pensent différemment des hommes », dit-elle. « Cela apporte des changements à tous les niveaux des Forces armées canadiennes. Cela change la diversité [des sujets] dans la résolution des conflits, des différents points de vue, de vues politiques, etc. »

Son travail en tant que technicien en météorologie consiste à suivre les conditions météorologiques et à signaler tout changement important qui survient. Le temps peut avoir un impact significatif pour les militaires, et « cela a un effet important dans une opération » explique-t-elle.

Pour l’Aviation, surveiller le temps est important pour assurer la sécurité des vols. « Le plafond, la visibilité et les vents sont extrêmement importants pour atterrir et décoller, mais pendant le vol, c’est notre travail de voir à ce qu’il n’y ait pas de givrage et de turbulences dans les airs, parce que cela peut causer des accidents », poursuit le sergent Linteau.

Pour l’Armée, l’humidité et le vent jouent un rôle important lors du tir des armes. Et pour la Marine, les vents déterminent l’intensité des vagues.

En 2008, quand elle a été déployée en Afghanistan pendant sept mois, elle a eu la chance de voir de première main à quel point le temps peut être important dans une opération. « J’ai appris qu’il faut être précis dans ce qu’on fait et prêter attention à tout dans une opération parce que les choses changent si vite. C’est quelque chose qui m’a surpris », se souvient-elle. « Il faut être conscient tout le temps. »

Elle enseigne actuellement à l’École des Forces canadiennes de la météorologie à Winnipeg, au Manitoba, où elle transmet sa sagesse et son expérience aux nouvelles recrues qui nourrissent l’espoir de faire leur marque dans ce métier. L’école est l’établissement d’instruction des FAC pour les techniciens en météorologie, offrant des cours élémentaires et avancés en météorologie, notamment la qualification élémentaire professionnelle et des cours d’observateur-présentateur météorologique élémentaire, d’observateur météorologique marin et de soutien météorologique spécialisé.

En rétrospective, le sergent Linteau ne regrette pas sa décision, et reconnaît que les Forces armées canadiennes ont apporté un changement important dans sa vie. « Les Forces armées ont fait de moi une meilleure personne, de mon point de vue », explique-t-elle. « Je peux maintenant me présenter devant un groupe et parler sans le moindre problème – alors qu’avant, quand je parlais, je ne pouvais pas même aligner deux phrases sans me sentir mal à l’aise. Mon niveau de confiance a considérablement augmenté. »

Cet article est reproduit avec la permission du Canadian Military Family Magazine.

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