Remédier à la pénurie de main-d’œuvre

Article de nouvelles / Le 20 avril 2018

Cliquez sur la photo sous la rubrique « Galerie d'images » pour voir d'autres photos. 

L’ARC s’attaque à la pénurie de main-d’œuvre grâce à des stratégies de recrutement et de maintien en poste ciblées et novatrices. 

Par Chris Thatcher

Un poste de pilotage sans pilote deviendra peut-être la norme un jour, mais pour l’instant, les pilotes gardent la cote.

Les prévisions de l’industrie aérospatiale commerciale, des entreprises aériennes et des associations de l’industrie prévoient une demande mondiale de 500 000 nouveaux pilotes au cours des 20 prochaines années tandis que de nouveaux itinéraires sont établis et que les marchés actuels grossissent. Seulement au Canada, il faudra plus de 7 000 nouveaux pilotes, mécaniciens de bord et instructeurs de vol de 2016 à 2025, selon le Conseil canadien de l’aviation et de l’aérospatiale.

Quoi qu’il en soit, selon les projections d’organisations comme l’Association du transport aérien international, ces besoins seront difficiles, sinon impossibles à combler.

Pour les forces aériennes militaires déjà en mal de maintenir en poste leurs pilotes expérimentés, leur personnel navigant et leurs techniciens d’entretien, ces projections sont préoccupantes. Le problème ne consiste pas à attirer les pilotes aspirants, qui, depuis qu’ils sont garçons, ou, de plus en plus, fillettes, sont attirés par l’enthousiasme et l’émerveillement que suscite l’activité de piloter un chasseur à réaction ou un hélicoptère maritime.

Mais l’attrait des salaires de l’industrie, particulièrement ceux des techniciens d’entretien, peut nuire à la capacité de la Force aérienne de garder les membres les plus talentueux de son personnel, malgré une gestion d’un taux d’attrition normal.

La United States Air Force (USAF), de son côté, subit la pression du recrutement commercial et l’épuisement du rythme opérationnel depuis quelques années. En mars 2017, la lieutenant-général Gina Grosso, chef du personnel de la USAF, a déclaré au sous-comité sur le personnel militaire du House Armed Services Committee que l’ensemble de la force aérienne cherchait à embaucher 1 555 pilotes, dont 1 211 pilotes de chasse, à la fin de l’année financière 2016. Cet avertissement a poussé le Congrès à autoriser à augmenter jusqu’à 35 000 $ par année la prime visant à maintenir l’effectif en poste. Le plafond précédent était de 25 000 $.

L’Aviation royale canadienne (ARC) a toujours été en mesure de maintenir un taux d’attrition acceptable sur dix ans d’environ 6,5 %, un taux de renouvellement de l’effectif sain pour le bien-être de l’organisation. Cependant, compte tenu de l’augmentation de la demande de personnel navigant et de techniciens d’entretien, « nous constatons une légère hausse qui accentue la pression », indique le lieutenant-colonel Rich Kohli, dont l’équipe, qui relève de l’organisation du Directeur – Stratégie du personnel (Air), s’occupe de surveiller l’état des groupes professionnels militaires et de créer des plans de recrutement.

À première vue, l’ARC se porte raisonnablement bien. Les postes d’officier des groupes professionnels militaires du personnel navigant sont pourvus à plus de 80 % : 84 % pour les pilotes, 80 % pour les officiers des systèmes de combat aérien et aux alentours de 98 % pour les officiers du génie aérospatial.

Les techniciens d’entretien sont également bien représentés, l’effectif souhaitable étant en moyenne à 96 %. Toutefois, pour certains domaines précis comme les structures d’aéronefs, le pourcentage est d’environ 87 %.

Mais l’ARC tente de résoudre un problème qui date des années 1990, lorsque le gouvernement fédéral a procédé à des compressions budgétaires et à la réduction de la taille des forces armées, poussant de nombreux militaires à accepter une indemnité de départ avant de prendre leur retraite. Ces mesures ont créé un écart dans l’effectif qui joue maintenant sur l’instruction, l’entretien et les opérations. Ceux qui sont partis figureraient, à l’heure actuelle, parmi les instructeurs, les techniciens et les chefs d’escadron les plus chevronnés, comptant de 18 à 20 ans d’expérience.

« Nous disposons de très peu de personnes qui ont 18 ans d’expérience en ce moment », constate le lieutenant-colonel Kohli. Il ajoute que si ces militaires étaient restés en poste, il y aurait eu un plus grand choix de candidats pour pourvoir les postes cruciaux. « Ce sont nos militaires les plus expérimentés qui se seraient retrouvés sur la ligne d’opération. »

« C’est donc dire que nous disposons de moins de candidats de ce calibre. Par exemple, à l’heure actuelle, la perte d’un seul chef-pilote à Trenton aurait une grande incidence, puisque très peu de personnes peuvent remplacer un tel militaire. »

Pour compliquer encore plus les choses, l’ARC doit également composer avec le départ graduel à la retraite des enfants du baby-boom. Dans bon nombre de cas, il s’agit de ceux-là mêmes qui ont repris les rênes lorsque la force a subi une réduction.

« Nous nous apprêtons à crever cette bulle démographique, où une grande partie de l’effectif (environ 20 % des Forces armées canadiennes), se rapproche de la retraite et se retrouve admissible à une pension », explique la lieutenant-colonel Elisa Cass, qui supervise les activités de promotion, de sélection interne et de maintien en poste pour l’organisation du Directeur – Stratégie du personnel (Air). « C’est toujours la principale raison pour laquelle les gens quittent les forces armées. »

Elle observe toutefois que plusieurs militaires optent pour la Force de réserve, permettant à la Force aérienne de continuer à tirer parti de leurs compétences. Ou alors, ils décident de revenir après un séjour dans le secteur commercial, un retour qu’elle et son équipe tentent de faciliter au maximum.

L’ARC a également accueilli une poignée de pilotes alliés souhaitant s’enrôler pour combler l’écart au niveau de l’expérience. C’est cependant un arrangement délicat, puisque les alliés disposent d’un arrangement tacite qui consiste à ne pas aller chercher le personnel navigant des uns et des autres. En fin de compte, la bulle devra suivre son cours, conclut le lieutenant‑colonel Kohli.

En réaction à la pénurie d’environ 4 000 techniciens d’entretien à la fin de l’année financière 2016 en raison de plusieurs facteurs, dont les restrictions budgétaires de la dernière décennie, l’USAF a pris la décision d’augmenter considérablement le nombre de nouveaux techniciens qu’elle intègre à son système de formation tous les ans : ce nombre passera de 6 000 à 8 000 personnes. Cette mesure a contribué à réduire la pénurie, qui est maintenant de 400 techniciens, mais elle a aussi créé des obstacles pour fournir suffisamment de plateformes d’instruction.

Malheureusement, même si c’était possible, augmenter considérablement le nombre de stagiaires ne résoudrait pas le problème auquel le Canada fait face sans affecter les opérations selon le lieutenant-colonel Kohli. Premièrement, l’ARC ne dispose pas de ce grand nombre d’instructeurs d’expérience et, deuxièmement, comme le lieutenant-général Mike Hood l’a fait remarquer au Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense en novembre 2016, nos groupes professionnels requièrent une grande expertise technique et demandent de longues périodes de formations.

« Seulement pour obtenir un brevet de pilote, il faut jusqu’à trois ans et demi, et il faut environ trois ans à la plupart des techniciens, à partir de l’enrôlement, pour commencer à réparer les avions d’une unité », explique le lieutenant-colonel Kohli. « Si quelque part il nous manque 200 techniciens, nous ne pouvons pas simplement engager 200 personnes qui ont des compétences de base. Nous devons former ces personnes pour nous assurer qu’elles acquièrent une expertise dans un domaine précis. »

Au cours des deux dernières années, l’ARC a vu croître le nombre de pilotes auxquels elle a octroyé un brevet. En effet ce nombre est passé à environ 110, alors que la moyenne quinquennale est d’environ 95, le seuil nécessaire pour atteindre les taux normaux d’attrition. Il n’est pas surprenant que l’ARC n’ait aucun problème à attirer les pilotes; les FAC reçoivent environ 1 000 candidatures tous les ans, affirme la lieutenant-colonel Cass. Toutefois, seulement un tiers, soit environ 300, réussissent le difficile test d’aptitude du Centre de sélection du personnel naviguant de Trenton, et seulement 150 à 200 d’entre eux sont enrôlés annuellement.

L’enrôlement de techniciens s’avère encore plus difficile. Au total, l’ARC intègre tous les ans de 425 à 450 techniciens d’entretien au système d’instruction et octroie un diplôme à 375 ou 400 d’entre eux, explique le lieutenant-colonel Kohli. Mais, pour l’année financière 2017-2018, qui s’est terminée le 31 mars, le Groupe du recrutement des Forces canadiennes (GRFC) a traité 503 candidatures de techniciens en aviation, de techniciens en avionique et de techniciens en système de combat aérien pour le compte de l’ARC et en avait engagé 204 à la fin de décembre 2017. Ces chiffres représentent 100 candidatures de moins et 50 enrôlements de moins qu’en 2016-2017, et l’ARC s’attend à recruter un peu moins de candidats que l’année dernière d’ici la fin de l’année financière.

« Nous constatons que nous ne parvenons pas à atteindre nos objectifs de recrutement annuel », affirme le lieutenant-colonel Kohli. Il souligne toutefois le discernement dont fait preuve l’ARC dans son processus de sélection du personnel navigant. « Nous voulons nous assurer que les gens que nous formons ont une probabilité de réussite élevée. »

À la recherche de solutions pour le maintien en poste

Plusieurs mesures prises par le gouvernement canadien dans le cadre de sa politique de défense « Protection, Sécurité, Engagement », parue en juin 2017, visent à « préserver de précieuses compétences militaires et permettre des changements dans les choix de carrière », notamment en offrant plus de souplesse quant aux choix de carrières et des mesures incitatives pour encourager les anciens militaires de la Force régulière à passer à la Force de réserve.

La nouvelle politique propose également une stratégie de maintien en poste complète pour l’ensemble des FAC. Parallèlement à cette politique, l’ARC dresse actuellement un plan adapté à la Force aérienne; elle se fonde sur la recherche basée sur les faits amassés auprès d’une multitude de sources et directement auprès de militaires afin de « cerner les facteurs déterminants sur lesquels se centrer », explique la lieutenant-colonel Cass. Entre autres mesures, dans le site Web de l’ARC, les militaires pourront suggérer de façon anonyme des manières de les maintenir en poste plus longtemps.

Les raisons de quitter la vie militaire sont aussi variées et personnelles que celles qui ont d’abord motivé les militaires à s’enrôler. Ce qui les pousserait à rester en service est également très diversifié. Le lieutenant-colonel Kohli observe que le commandant de l’ARC dispose de peu de moyens d’action et qu’il se concentre à procurer la satisfaction professionnelle et à faire en sorte que le personnel ait accès aux outils nécessaires pour bien accomplir ses tâches dans de l’ARC. Il travaille également avec le commandement du personnel militaire sur des aspects comme les primes de maintien en poste et d’autres avantages sociaux.

À titre de commandant de l’ARC, le lieutenant-général Hood a également lancé un effort concerté afin d’encourager l’échange d’idées novatrices. « Même si je maintiens la chaîne de commandement dans le cas de recours mesurés à la force et aux opérations militaires, je favorise la liberté d’expression dans l’organisation lorsqu’il s’agit d’échanger et d’examiner des idées novatrices proposées par les membres du personnel, quel que soit leur grade ou leur métier», a-t-il expliqué devant le Comité sénatorial de la défense en 2016. « Dans nos forums en ligne, des aviateurs commentent des idées complexes au même titre que les généraux et les colonels. C’est une évolution culturelle que je veux voir prendre de l’ampleur. »

Jusqu’à maintenant, cette approche a compris une vérification des vecteurs inspirée de la populaire émission télévisée « Dans l’œil du Dragon » qui offre la chance à n’importe quel aviateur de faire valoir une idée ou une solution aux hauts dirigeants et de lancer cette innovation à Waterloo, dans le triangle technologique conçu afin d’exposer le personnel de la Force aérienne à l’esprit de l’entrepreneuriat de la technologie. Juste dans l’ARC, ce changement culturel peut mener les aviateurs et les aviatrices à rester en service, mais l’équipe de la lieutenant-colonel Cass supervisera également une « boîte à suggestions » afin de rester à l’affût de toutes nouvelles idées pour le maintien en poste ou le recrutement.

Le recrutement ciblé, un jeu stratégique

La politique de défense promet également de faire passer l’effectif des FAC à 101 500 personnes, une augmentation de 3 500 militaires dans la Force régulière, qui comptera 71 500 personnes, et une augmentation de 1 500 personnes pour la Force de réserve, qui en comptera 30 000. Le gros de la croissance vise à combler les besoins dans les groupes professionnels de l’aérospatiale, du cyberespace et du renseignement, mais elle pourrait aussi toucher le personnel navigant et les techniciens alors que l’ARC met en service son nouvel hélicoptère maritime et ses flottes d’avions de recherche et de sauvetage, qu’elle considère la possibilité d’accroître sa flotte d’hélicoptères SAR et qu’elle va de l’avant avec un plan d’acquisition de nouveaux chasseurs et de nouveaux aéronefs télépilotés.

Lors d’une séance d’information en décembre, un cadre supérieur du gouvernement a reconnu que le programme de chasseurs temporaires, qui consiste à acquérir 18 Hornets A/B F/A-18 australiens afin d’augmenter la flotte actuelle, pourrait signifier un besoin accru de pilotes et de techniciens et que « les efforts de maintien en poste et de recrutement étaient en cours ».

Même si piloter ou réparer un aéronef de pointe est évidemment un facteur de taille pour ce qui est d’attirer des candidats compétents, l’ARC fait tout de même face à une compétition féroce pour les travailleurs et techniciens spécialisés, déclare Kohli.

Puisque tous les secteurs doivent composer avec les mêmes données démographiques, les forces armées doivent tenter de nouvelles approches et « s’adapter aux techniques de marketing de leurs concurrents », affirme le lieutenant-colonel Dan Mainguy, officier supérieur d’état-major du marketing et du recrutement du GRFC.

Le GRFC applique le critère d’enrôlement de référence fourni par l’Armée, la Marine et la Force aérienne pour mener des campagnes de recrutement très ciblées et de plus en plus créatives. Il utilise Internet et divers médias sociaux en plus de recruteurs spécialisés en personne pour cerner les candidats potentiels et interagir avec eux. Un programme intitulé « Demandez-moi n’importe quoi » donne un accès en ligne direct d’une heure à un militaire en service sensiblement du même âge que le candidat pour répondre à toutes ses questions à propos de son emploi.

« C’est un jeu hautement stratégique joué de façon tactique dans tout le pays », affirme le lieutenant‑colonel Mainguy. « Nous devons absolument créer une proposition attrayante comme constituante de notre stratégie de marketing pour être concurrentiels face à l’industrie. Nous nous débrouillons pour ce qui est d’offrir une rémunération relativement concurrentielle par rapport à celle de l’industrie, mais nous devons vanter encore plus les autres avantages professionnels intangibles pendant la carrière, comme la diversité d’emplois, la mobilité géographique, le bilinguisme, les prestations de retraites, etc., pour être encore plus concurrentiels. »

Les programmes propres à l’aérospatiale des collèges et écoles de métier sont aussi devenus des cibles importantes pour les recruteurs spécialisés de l’ARC et du GRFC. Les membres de l’équipe de la lieutenant-colonel Cass ont assisté à des cours d’entretien d’aéronef afin de comprendre quelles compétences acquièrent les étudiants. Ils ont constaté que de 70 à 90 % de la matière fondamentale au domaine militaire y est étudiée. « Ces programmes sont si efficaces que, souvent, l’instruction que nous devons offrir après l’enrôlement s’en retrouve minimisée. »

Pour amener les étudiants à opter pour l’ARC plutôt que pour l’industrie, la Force aérienne fait aussi la promotion du fait que le statut de compagnon est obtenu beaucoup plus rapidement et à moindre coût dans la plupart des métiers.

Et elle offre des crédits pour ces programmes en raccourcissant la durée de certains cours lorsque le stagiaire a terminé l’instruction de base et en accélérant la montée en grade. « La solde et le grade sont adaptés à la contribution que peuvent faire ces personnes à titre de recrues semi-qualifiées », ajoute le lieutenant-colonel Kohli.

Amélioration de l’efficacité

Les pénuries de main-d’œuvre sont souvent cycliques et doivent être soigneusement gérées afin de minimiser leurs conséquences sur les opérations. Toutefois, il est probable que les enjeux entourant le maintien en poste et le recrutement demeurent problématiques alors que les données démographiques de la population canadienne continuent à évoluer. La Force aérienne devra donc améliorer son efficacité, reconnaît le lieutenant-colonel Kohli. Ce qui signifie que de plus en plus de simulations seront utilisées dans le système d’instruction pour maintenir les pilotes à jour et conserver les précieuses heures de vol pour les opérations.

En décembre, le lieutenant-général Hood a donné à son personnel la directive d’utiliser d’autres officiers des opérations aériennes que les pilotes qualifiés dans les tâches opérationnelles, afin de réserver ces derniers pour les opérations de vol. Un opérateur de systèmes de combat aérien (OSCA) plutôt qu’un instructeur de vol devrait fournir la formation initiale sur les systèmes aériens sans pilote. « Il pourrait être nécessaire d’y affecter un opérateur spécialisé, nous pourrions être en mesure de continuer à recourir à l’expertise des OSCA ou nous pourrions découvrir qu’un pilote est en fait indispensable », déclare le lieutenant-colonel Kohli. « Tout dépendra du matériel qui composera le système que nous mettrons en place. »

De nouvelles flottes dotées de systèmes de détection toujours plus perfectionnés représentent également des modifications majeures à l’instruction des techniciens. Un plus grand nombre de services d’entretien seront offerts par des entrepreneurs, ce qui signifie que les techniciens d’entretien n’auront pas à tout connaître. « Ils devront se concentrer davantage sur la gestion des systèmes et mieux connaître les versions des logiciels », ajoute le lieutenant-colonel Kohli.

Certains croient que les postes de pilotage sans pilote ne seront pas répandus avant la prochaine décennie, mais, même si elles investissent dans cette technologie, les forces militaires devront s’accorder encore plusieurs décennies avant d’être tout à fait à l’aise avec l’idée de se passer de pilote dans leurs flottes de chasseurs, d’aéronefs de transport, d’aéronefs de patrouille maritime et d’avions tactiques.

Entre-temps, toutefois, elles devront continuer d’innover et de se concentrer sur les stratégies visant à attirer et à maintenir en poste le personnel navigant et les techniciens nécessaires pour faire voler ces aéronefs. Et si certains cherchent des occasions d’emploi dans le secteur commercial? L’aviation canadienne bénéficiera de personnes compétentes et bien formées.

L’article précédent a d’abord paru en anglais dans « Skies Magazine ». Le rédacteur en chef de la revue et l’auteur ont autorisé la traduction et la reproduction de l’article.

Date de modification :