Le père Noël fait un vol en compagnie de tigres

Article de nouvelles / Le 11 décembre 2019

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Par le père Noël

Tard, un soir où j’étais au pôle Nord et où je fabriquais des jouets à la fin de l’année dernière, j’ai été interrompu par la sonnerie de mon téléphone cellulaire. J’ai répondu de la façon habituelle, en disant : « Ho, ho, ho, joyeux Noël! »

Le capitaine Matt Sinasac, officier des systèmes de combat aérien de l’Aviation royale canadienne et militaire du 424e Escadron de transport et de sauvetage, basé à la 8e Escadre Trenton, en Ontario, était au bout du fil. Il m’appelait pour m’annoncer l’approbation de ma demande de vol de familiarisation. Je l’ai vivement remercié et lui ai dit que j’avais hâte de faire sa connaissance et celle du reste de l’escadron des « Tigres »! Deux semaines plus tard, le 5 décembre 2018, je me trouvais en compagnie des hommes et des femmes de l’escadron, de vrais héros qui sauvent des vies, à l'occasion d'une séance d’information matinale.

J’ai gravi l’échelle, je suis entré dans le poste de pilotage d’un avion CC-130H Hercules et j’ai mis mon harnais de sécurité, prêt à vivre une expérience des plus mémorables. Après le décollage, nous avons mis le cap vers l’ouest, en direction de Cobourg, en Ontario. L’avion s’est mis à décrire un cercle vers la droite pendant que les quatre techniciens en recherche et en sauvetage à bord, à savoir l’adjudant-maître Dan Pasieka, l’adjudant Dwayne Guay, le caporal-chef Olivier Dionne et le caporal-chef Sébastien Gaudet, se préparaient à sauter. Après avoir sauté d’un avion qui fonctionnait pourtant très bien, ils ont glissé doucement vers le sol au point de devenir de petits objets orangés dans le lointain. Personnellement, j’ai n’ai jamais eu l’envie de sauter de mon traîneau en vol et j’admire le courage de ceux et de celles qui sautent ainsi en parachute dans le cadre de leur travail.

J’ai passé un certain temps à comparer les caractéristiques du CC-130H Hercules à celles de mon traîneau avec l’adjudant Dave Rainbird, mécanicien de bord. Bien sûr, la différence la plus manifeste réside dans le fait que le Hercules dispose de quatre puissants moteurs à turbine, tandis que mon traîneau est tiré par huit rennes!

Pendant que j’étais installé au bord de la rampe, à l’arrière de l’avion, et que je bavardais avec ma toute nouvelle meilleure amie aviatrice, la caporal Sandy Bridger, arrimeuse, la campagne à peine enneigée de Quinte Ouest fuyait rapidement sous l’avion. J’ai fait deux largages de banderoles; le premier n’a pas donné grand-chose, mais le second a été couronné de succès. Je me suis mis à penser que les deux pilotes, soit le lieutenant‑colonel Philip Marcus, commandant de bord, et le capitaine Adrian Rizzuto, copilote, souhaitaient secrètement être aux commandes d’avions de chasse, car j’aurais pu jurer avoir ressenti l’effet de la gravité simple multipliée par deux ou trois lors de quelques virages.

Pendant le vol, nous avons parlé de l’origine du surnom de l’escadron. L’histoire du 424e Escadron « Tiger » de transport et de sauvetage remonte au 15 mai 1935, quand le 19e Escadron de bombardement de la Force aérienne active non permanente a vu le jour à Hamilton, en Ontario. Il est devenu le 119e Escadron de bombardement en 1937. Des militaires de l’escadron se sont portés volontaires pour le service actif le 3 septembre 1939. L’unité a été mobilisée une semaine plus tard en tant qu’unité de bombardement et de reconnaissance. Le seul lien avec les « tigres » à ce moment-là était dû au fait que l’unité se servait d’avions de Havilland DH.82A Tiger Moth et d’appareils Fleet Fawn. L’escadron s’est rendu à Jericho Beach, en Colombie‑Britannique. Là‑bas, au sein du Commandement aérien de l’Ouest (Western Air Command), l’escadron utilisait des avions britanniques Bristol Bolingbroke Mk I. Le 21 juillet 1940, le 119e Escadron de bombardement et de reconnaissance, désormais équipé d’avions Lockheed Hudson Mk III, s’est joint au Commandement aérien de l’Est (Eastern Air Command), à la Station de l’ARC Yarmouth, en Nouvelle‑Écosse.

Le 21 août 1942, le commandant d’aviation H. Wigle a pris le commandement de l’unité à Sydney, en Nouvelle‑Écosse, et, à ce moment‑là, l’adoption d’un emblème officiel a été approuvée. L’équipe de rugby des Tigers de Hamilton a autorisé l’emploi de son insigne, qui représentait un tigre. L’artiste J. D. Heaton‑Armstrong a fait un dessin qu’on a présenté au Chester of Herald du Royal College of Arms, à Londres, en Angleterre. Le roi George VI a officiellement approuvé l’emblème en octobre 1942.

Le 10 mars 1944, la Ville de Hamilton a appris que l’ARC allait dissoudre le 119e Escadron « Hamilton Tigers », qui appartenait à l’effectif de guerre territorial. En mai 1944, la ville, qui cherchait une autre unité à commanditer, a décidé d’adopter le 424e Escadron de bombardement. À l’époque, celui‑ci faisait partie du 6e Groupe de bombardement du Bomber Command de la RAF; il était basé à Skipton‑on‑Swale, dans le Yorkshire, et se servait d’avions Handley Page Halifax B. Mk III. Un comité spécial de citoyens en vue a été chargé de renforcer le moral de l’escadron. Il a créé le « Hamilton Tiger Squadron Fund », et, tous les mois, l’escadron recevait des cigarettes, des bonbons « Lifesaver », des gommes à mâcher et des tablettes de chocolat, envoyés par l’intermédiaire de la Croix‑Rouge canadienne. L’unité, officiellement adoptée par Hamilton en septembre 1944, a reçu le surnom d’Escadron « Tiger ».

Aux hommes et femmes du 424e Escadron de transport et de sauvetage, je dis ceci : vous accomplissez une mission très importante en veillant à ce que toute personne en détresse reçoive l’aide salvatrice des « Tigers ». Selon le père Noël, c’est là le plus beau de tous les cadeaux.

Un dernier mot à l’intention de tous les membres des Forces armées canadiennes qui seront loin de leurs êtres chers pendant le temps des Fêtes : « Merci beaucoup de votre service! Je vous réserve une place spéciale dans mon cœur! »

En dehors de la période de Noël, le père Noël est Chris Charland, historien associé de l’ARC.


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés utilisent des systèmes de détecteurs électroniques évolués pour faire fonctionner des détecteurs aéroportés à bord des aéronefs de patrouille à long rayon d’action, des hélicoptères maritimes et des véhicules aériens sans pilote.

Ils détectent les sous-marins et en font le suivi, ils offrent un soutien aux opérations de recherche et de sauvetage et aux opérations médicales et aident les autres ministères et agences du gouvernement à recueillir des preuves et à effectuer des patrouilles antidrogues.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

         - Utiliser un radar, des systèmes électro-optiques et infrarouges, détecteurs d’anomalies magnétiques et de l’équipement de guerre électronique
         - Prendre des photos aériennes
         - Charger les armes aéroportées et viser avec celles-ci, et faire des recherches dans les systèmes des stocks
         - Utiliser le système de mitrailleuse héliporté
         - Utiliser les systèmes de détecteurs électroniques des véhicules aériens sans pilote
         - Communiquer avec les organismes internes et externes (forces civiles et alliées)
         - Recueillir des preuves

http://forces.ca/fr/carriere/operateur-detecteurs-electroniques-aeroportes/

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