La Journée des filles dans l’aviation 2017 : encourager les filles à atteindre de nouveaux sommets

Article de nouvelles / Le 24 octobre 2017

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Par la capitaine Bettina McCulloch-Drake

En 1784, Marie Élisabeth Thible est devenue la première femme à effectuer un vol libre lorsqu’elle montée à bord d’une montgolfière en France. Depuis ce temps, les femmes et les filles aspirent à de nouveaux sommets de carrière en aviation et dans le domaine spatial.

Le 23 septembre 2017, presque 300 personnes, dont 150 filles âgées de huit à seize ans, sont arrivées au campus du collège Red River, à Winnipeg, au Manitoba, pour participer à la 3e Journée annuelle des filles dans l’aviation, activité tenue par Northern Spirit, la section de l’organisation Women in Aviation International située à Winnipeg, afin de faire connaître l’aviation aux filles et aux jeunes femmes qui n’ont peut-être pas déjà envisagé de poursuivre une carrière dans le domaine.

Cette année, dix femmes ont bien représenté l’Aviation royale canadienne (ARC). Elles provenaient du 402e Escadron « Ville de Winnipeg », basé à la 17e Escadre, du 435e Escadron de transport et de sauvetage, basé à la 19e Escadre Comox, en Colombie-Britannique, du 413eEscadron de transport et de sauvetage, basé à la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse, et de l’École d’études aérospatiales des Forces canadiennes (EEAFC), à Winnipeg. Occupant les grades d’aviateur à major, ces femmes de l’ARC ont fait participer les filles à des expositions interactives et ont fait part de leur expérience de travail dans l’ARC en parlant notamment de pilotage d’aéronefs, de systèmes de combat aérien, de génie aérospatial, de systèmes aéronautiques, de systèmes d’avionique et de structures d’aéronefs.

Les participantes ont eu l’occasion d’explorer le CT-142 Dash-8, qui sert surtout à former les officiers de systèmes de combat aérien (OSCA) et les opérateurs de détecteurs électroniques aéroportés. La major Geneviève Dussaut, instructrice d’OSCA dans le 402e Escadron, a demandé aux filles d’imaginer qu’elles cherchaient un animal de compagnie perdu à l’aide de l’équipement à bord de l’aéronef. Même sans l’affichage de l’un des modules de formation à l’intérieur du Dash-8, s’asseoir dans l’un des sièges devant un écran suffisait pour avoir une idée de ce que représentait le travail d’OSCA.

Pas très loin, à bord du poste de pilotage du Dash-8, la capitaine Alexandria Sullivan, ancienne pilote du CP-140 Aurora nouvellement arrivée à l’EEAFC, la capitaine Jennifer Bass, du 415e Escadron, et la capitaine Maxine Kapralik, officière du génie aérospatial du 402e Escadron, ont expliqué la manière dont les équipes d’entretien et les équipages d’aéronefs travaillent ensemble pour répondre aux besoins de l’ARC et des Forces armées canadiennes dans leur ensemble. Le sergent Eric Krievans et la caporal Kasmara Savard ont également représenté le 402e Escadron.

À bord du CC-130H Hercules situé tout près, l’aviateur Lynn Williams, technicienne de systèmes aéronautiques du 435e Escadron, et ses compagnes d’escadron, la caporal-chef Amie MacDonald et la caporal Staci Foster ont invité les participants à explorer la bête de somme de l’ARC. Aéronef polyvalent et capable de réaliser diverses missions, dont les opérations de recherche et de sauvetage, le ravitaillement aérien et le transport tactique, le Hercules est au service du Canada depuis 1960. Certains des Hercules plus âgés de modèle H et tous les Hercules de modèle E ont fait place au Hercules de modèle J, mais le 435e Escadron exploite toujours le modèle H. La cellule 305 a été retirée du service et sert dorénavant d’outil de formation pour les équipes d’entretien et d’exposition lors d’activités locales.

Dans le hangar au campus Stevenson, la caporal Katrina Currie, technicienne de systèmes aéronautiques du 435e Escadron, a parlé aux filles qui souhaitaient en savoir plus au sujet de l’entretien des aéronefs. « C’était très palpitant de voir ces filles qui s’intéressent vraiment à nos carrières », a dit la caporal Currie. Ancienne cadette de l’Aviation royale canadienne, la militaire a expliqué aux filles qu’elle fait exactement le même boulot que les hommes de sa profession et qu’il n’y avait aucune différence dans sa formation ou son travail de technicienne de systèmes aéronautiques.

La capitaine Bettina McCulloch-Drake fait partie des affaires publiques de la 17e Escadre Winnipeg.

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