L’exercice Maple Flag

Documentation / Le 12 décembre 2018

L’ARC a décidé de ne pas tenir l’exercice Maple Flag en 2019. Elle profitera plutôt de l’occasion pour concentrer ses ressources sur la mise à jour de l’objectif de l’exercice et sur la modernisation de l’infrastructure utilisée pendant celui-ci. De cette manière, l’ARC fera en sorte que Maple Flag demeure pertinent et axé sur les opérations de chasseurs dans un espace de combat dynamique et fluide, aujourd’hui et à l’avenir. Dans le passé, l’exercice Maple Flag s’est déroulé à la 4e Escadre Cold Lake, en Alberta, au mois de juin.

Maple Flag vise à préparer les équipages ainsi que le personnel d'entretien et de soutien de l’Aviation royale canadienne et des forces alliées à affronter les rigueurs des opérations dans l’espace aérien opérationnel moderne. 

Les participants se prêtent à un scénario fictif au cours duquel ils affrontent des dangers réels et simulés. Le but consiste à perfectionner leurs compétences dans un contexte opérationnel réaliste, évolutif et stimulant. Les activités d’entraînement sont axées sur le commandement et le contrôle, les opérations air-air et air-sol et l’emploi de tactiques, dont le ravitaillement en vol, et se déroulent principalement à l’intérieur du polygone de tir aérien de Cold Lake, un vaste complexe aérospatial au nord de la 4e Escadre.

Le Centre d'instruction tactique de la force aérienne (CITFA), qui se trouve à la 4e Escadre, organise et dirige l’exercice Maple Flag. La mission fondamentale du CITFA consiste à offrir aux participants un entraînement réaliste permettant de simuler des combats aériens modernes.

Dans le passé, l’exercice a réuni des participants du Canada, de l’Australie, de l’Autriche, de la Belgique, de la Colombie, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande, de la République de Singapour, du Royaume-Uni, des États-Unis, entre autres.

Le Programme international d’observateurs

Le Programme international d’observateurs donne à d’éventuels participants à l’exercice Maple Flag l’occasion d’observer l’exercice de près, sans toutefois y affecter une grande quantité de ressources. Ce programme a pour but d’inciter d’autres pays à participer à l’exercice Maple Flag. En 2018, les participants au programme provenaient de plusieurs pays alliés et partenaires, dont l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, la Jordanie, le Royaume d’Arabie saoudite, le Mexique, le Maroc, Oman, les Philippines, le Qatar, la République de Corée et les Émirats arabes unis.

L’histoire de l’exercice Maple Flag

L’exercice Maple Flag est le pendant canadien de l’exercice Red Flag de la United States Air Force, qui a lieu plusieurs fois par an aux bases aériennes Nellis, au Nevada, et Eielson, en Alaska. La série d’exercices Flag découle des observations faites pendant la guerre du Vietnam. Au cours de ce conflit, on a observé que la majorité des pertes d’aéronefs survenait durant les dix premières missions de combat d’un équipage.

Ceux qui survivaient à ces dix premières missions cruciales avaient des chances de survivre au reste de leur période de service. Les exercices de la série Flag ont été conçus pour permettre aux équipages apprentis d’accomplir ces dix premières missions. Au fil des ans, l’exercice Maple Flag a évolué afin de répondre aux besoins de l’ARC et de ses partenaires et alliés, mais à plusieurs égards, cette même structure existe encore aujourd’hui.

Conçue en 1977, la version canadienne de l’exercice, appelée Red Flag North, a été rebaptisée Maple Flag l’année suivante. Deux exercices de quatre semaines avaient lieu tous les ans, jusqu’en 1987, pour ne devenir qu’un seul exercice annuel composé de deux ou de trois volets de deux semaines, répartis sur quatre à six semaines.

Traditionnellement, l’exercice portait sur les chasseurs et les appareils de soutien et il mettait l’accent sur les opérations d’emploi d’une force d’envergure.

Au fil des ans, l’exercice a changé et s’est transformé pour répondre à l’évolution des opérations réelles et de la technologie, des compétences et des techniques. On y trouvait presque exclusivement des chasseurs, de gros bombardiers, des chasseurs d'interception, des chasseurs-bombardiers, des avions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance et des systèmes aéroportés d’alerte et de contrôle.

De nos jours, beaucoup de ces mêmes appareils participent toujours à l’exercice, mais on y intègre divers éléments de la force aérienne, dont des appareils de transport aérien tactique, des hélicoptères, ainsi que des éléments de guerre électronique et de l’Armée. Tous les ans, toutefois, la portée de l’exercice diffère puisque celui-ci est adapté d’abord aux besoins de formation de l’ARC, puis à ceux des pays participants.

Depuis 1987, l’exercice Maple Flag n’a été annulé que quatre fois : à cause de la 1re guerre du Golfe en 1991, du conflit au Kosovo en 1999, de l’opération Mobile en 2011, et, enfin, des opérations Impact et Reassurance en 2015. Ces annulations étaient toutes dues à de réelles obligations opérationnelles de l’ARC et aux mandats que le gouvernement du Canada lui confie.

La formation réaliste que permet l’exercice Maple Flag ne peut être égalée ou surpassée que par de vraies opérations. Le principe selon lequel « il faut s’entraîner comme on combat pour combattre comme on s’entraîne » s’applique parfaitement aux participants à l’exercice Maple Flag.

Le polygone de tir aérien de Cold Lake

Le polygone de tir aérien de Cold Lake (PTACL) fait partie d’un groupe de trois espaces aériens qui comprennent le polygone d’entraînement à la manœuvre de combat aérien et un secteur de vol à basse altitude, tous contrôlés et administrés par l’escadron de soutien opérationnel de la 4e Escadre.

En tout, le groupe d’espaces aériens s’étend de la Colombie-Britannique au Manitoba, et des Territoires du Nord-Ouest au centre de l’Alberta. Sa superficie équivaut à celle de l’Europe centrale.

Le PTACL a une superficie de 1,17 million d’hectares et se situe à environ 70 kilomètres au nord de la 4e Escadre Cold Lake. C’est une zone d’opérations réglementée et un espace aérien qui contient plus de 90 cibles complexes (plus de 640 cibles individuelles) en plus de simulateurs de dangers utilisés dans le cadre de l’exercice Maple Flag.

Les ensembles de cibles utilisables comprennent sept représentations à pleine échelle de terrains d’aviation militaires et d’infrastructures militaires et des simulateurs d'armes surface-air. Presque toutes les cibles au PTACL permettent l’utilisation de munitions inertes classiques, à guidage de précision au laser, et de munitions guidées par GPS. Plusieurs cibles de surface peuvent être défendues par des systèmes qui simulent les signaux communément émis par les armes surface-air.

Pour compléter l’ensemble déjà impressionnant d’aides à l’instruction du PTACL, on y trouve également plusieurs zones de tir réel, notamment des polygones de bombardement air-air et air-sol, où les pilotes peuvent s’exercer à attaquer des cibles terrestres et aériennes à l’aide de vraies munitions.


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les techniciens en dessin et arpentage appuient les Forces armées canadiennes ainsi que d’autres ministères gouvernementaux en offrant des services de dessin technique et d’arpentage tant au pays qu’à l’étranger.

Ils font partie de la Branche du Génie militaire des Forces armées canadiennes. Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

         - Amasser des données de levés géodésiques à l’aide du système mondial de navigation par satellite (GNSS) et d’autres équipements d’arpentage
         - Utiliser ces données pour produire de dessins ainsi que des croquis civils, en copies imprimées et numériques, de zones désignées

         - Utiliser des logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO) afin de produire des modèles en copies imprimées et numériques
         - Offrir des services de dessin et d’arpentage aux équipes de génie spécialistes du domaine militaire

http://forces.ca/fr/carriere/technicien-dessin-arpentage/

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