L’ARC souligne le 60e anniversaire de l’écrasement du Canuck 18367

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Article de nouvelles / Le 30 mai 2016

Par Alexandra Baillie-David

Environ 60 anciens combattants et membres de l’Aviation royale canadienne se sont réunis le dimanche 15 mai 2016 pour commémorer les vies perdues lors de l’écrasement d’un CF-100 Canuck sur un couvent à Orléans (Ontario) il y a exactement 60 ans.

« Il est important de se souvenir de nos racines, et de se souvenir de ce désastre et des efforts de la collectivité par la suite », a déclaré le brigadier-général Lise Bourgon. « Des cérémonies telles que celle-ci nous donnent l’occasion de rendre hommage aux hommes et femmes en service qui sont décédés lors de cet écrasement. »

Peu après 9 h durant la soirée du 15 mai 1956, un Canuck du 445e Escadron a décollé de la Station Uplands de l’ARC, tout juste à l’extérieur d’Ottawa, pour un exercice routinier d’interception aérienne nocturne. Après avoir atteint une altitude de croisière de 33 000 pieds (10 058 mètres), le pilote, le lieutenant d’aviation William Schmidt, a demandé la permission d’intercepter deux autres aéronefs Canuck qui se dirigeaient en direction sud à 35 000 pieds (10 668 mètres).

Quand la permission a été refusée, le lieutenant d’aviation Schmidt a parlé brièvement avec le contrôle au sol et a continué de se diriger vers l’ouest. Le contrôleur au sol a tourné le dos à l’écran radar pendant un moment avant de remarquer que la trace unique avait soudainement disparu.

En à peine une minute, le Canuck 18367 avait plongé depuis 33 000 pieds d’altitude et s’était écrasé sur la Villa St-Louis, la demeure des Sœurs de la Charité d’Ottawa. Quinze personnes ont été tuées, y compris le pilote et le navigateur, onze religieuses, un aide de cuisine et un aumônier de la Marine.

La cause de l’écrasement est inconnue, mais le rapport d’accident indique trois possibilités. Selon la première possibilité, le pilote a volé dans le souffle réacteur des deux autres aéronefs et a perdu le contrôle. Selon la deuxième possibilité, le pilote a tenté une descente VFR (règles de vol à vue) dans une « trouée provisoire » (un trou dans la couche nuageuse), a dépassé Mach 1 (la vitesse du son) et a subi un « piqué » (quand le nez de l’avion est attiré vers le bas en raison du passage du mur du son). Selon la troisième possibilité, l’équipage a été victime d’anoxie, c’est-à-dire d’une perte soudaine d’oxygène.

Des anciens combattants des « Chevaliers de la Table ronde », un groupe d’anciens aviateurs de l’ARC, et la filiale 632 de la Légion royale canadienne ont organisé cette activité commémorative. Des amis et la parenté des victimes étaient eux aussi présents et ont rendu hommage à leurs proches durant la Complainte du cornemuseur (« Flowers of the Forest ») et la lecture du « High Flight ».  

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