Il s’appelle comment, cet appareil de l’ARC?

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Article de nouvelles / Le 12 juillet 2019

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Par Joanna Calder

L’énorme aéronef de l’Aviation royale canadienne (ARC) qui transporte de l’équipement et des troupes, c’est un C-17? Ou un C-177? Peut-être un CC-177?

Et le chasseur à réaction, là-bas, c’est un F-18, un CF-18 ou un CF-188?

La désignation alphanumérique des appareils de l'ARC est parfois source de confusion. Bien souvent, la désignation du fabricant et celle des Forces canadiennes sont semblables, mais différentes, d’où l’incertitude.

Voici comment ça fonctionne.

Chaque flotte d’aéronefs de l’ARC est désignée par un code alphanumérique unique comprenant deux lettres et trois chiffres.

Conformément au Manuel de navigabilité technique (MNT) du ministère de la Défense nationale, qui contient des directives sur la désignation des aéronefs à la partie 2, chapitre 2, Immatriculation et marquage d’un aéronef, « une désignation de type d’aéronef comprend la lettre " C " comme préfixe, suivie d’une deuxième lettre qui indique le rôle principal de l’aéronef, puis d’un numéro à trois chiffres. »

« Les deux premières lettres, comme CC-177, sont dictées par la convention d’appellation qui identifie l’appareil dans notre registre. Par exemple, " CC " signifie " canadien " et " transport "», explique le major Lyle Fair, qui travaille au service du Directeur – Disponibilité opérationnelle et plans (Air). Outre le premier « C », qui désigne un appareil canadien, la deuxième lettre précise le type et le rôle de cet appareil.

Les lettres utilisées pour indiquer le rôle des aéronefs, dans le MNT, sont les suivantes :

C – Transport (cargo)

E – Soutien électronique (aucun appareil de la flotte n’est actuellement désigné par cette lettre)

F – Chasseur (fighter)

H – Hélicoptère

P – Avion patrouilleur

T – Avion-école (trainer)

U – Véhicule aérien sans pilote (UAV)

Donc, la désignation d’un aéronef qui commence par les lettres « CP » indique qu’il s’agit d’un appareil canadien de patrouille; « CT », d’un avion-école canadien, « CF », d’un chasseur canadien, ainsi de suite.

Il arrive qu’une autre lettre s’ajoute à la fin de la désignation alphanumérique; conformément au MNT, « au besoin, une lettre utilisée comme suffixe peut indiquer le modèle. » À titre d’exemple un CF-188A Hornet est un modèle à une place et un CF-188B Hornet, un modèle à deux places. Un CP-140 Aurora modifié dans le cadre du programme de modernisation actuel devient un CP-140M. Il existe également deux modèles d’Hercules en service dans l’ARC : le modèle « H » de l’ancienne flotte et le nouveau modèle « J ». Les anciens appareils sont souvent appelés CC-130 ou CC-130H et les plus récents, CC-130J.

Et la version ravitailleur en vol du CC-150 Polaris est le CC-150T (ravitailleur).

Comme les deux lettres de la désignation de tous les aéronefs doivent être suivies par trois chiffres, le code numérique du fabricant est bien souvent « canadianisé ». Le Boeing C-17 Globemaster III est donc devenu le CC-177 Globemaster III lorsque le Canada en a pris livraison. Le F-18 Hornet est devenu, quant à lui, le CF-188 Hornet (oui, il s’agit bel et bien d’un CF-188, même s’il est courant de l’appeler un CF-18).

Noms d’aéronefs populaires

Outre la désignation alphanumérique, tous les aéronefs ont un nom populaire : Hornet, Sea King, Polaris, Aurora, entre autres.

D’après le MNT, « un nom populaire décrit une dénomination par laquelle l’aéronef sera connu au sein du MDN. Le bureau de gestion du projet, en conjonction avec la 1re Division aérienne du Canada, a la responsabilité de nommer une nouvelle flotte d’aéronefs. »

Le MNT contient également une liste de règles à respecter pour décider du nom populaire d’un aéronef, dont les suivantes :

  • Si l’aéronef acquis a déjà un nom officiel qui est utilisé communément, le nom restera.
  • Le nom choisi a une connotation canadienne.
  • Par souci de concision, le nom doit consister en un seul mot et doit correspondre aux caractéristiques de l’aéronef et à sa mission de base plutôt qu’à la source de fabrication.
  • Le nom doit être évocateur, sans sacrifier la dignité et doit suggérer la confiance dans les capacités de l’aéronef.
  • Le nom ne doit pas […] copier celui déjà approuvé ou utilisé pour d’autres types d’équipements.
  • Les noms précédemment associés peuvent être utilisés s’ils sont appropriés (p. ex., Musketeer – Musketeer II et Harvard – Harvard II).
  • Tous les aéronefs d’une série appartenant à une mission et à un type de base garderont le nom assigné (p. ex., CC-130 Hercules).

Numéros d’immatriculation

Chaque appareil de l’ARC a également un numéro d’immatriculation qui lui est propre. Ce numéro comprend les trois chiffres du numéro de la flotte et un numéro unique à trois chiffres qui identifie l’appareil en particulier.

« Les trois derniers chiffres sont propres à l’appareil; ils sont peints sur le nez », poursuit le major Fair. Le numéro d’immatriculation « est également le numéro de série de l’appareil qui figure sur le certificat de navigabilité. Il est peint sur la queue de l’appareil; c’est le suffixe numérique de l’aéronef », ajoute-t-il.

Les numéros d’immatriculation ou suffixes numériques des Globemaster sont donc 177701, 177702, ainsi de suite, le numéro 177701 ayant été attribué au premier appareil de ce type livré au Canada et 177705, au plus récent. Les Hercules de modèle « H » ont les suffixes suivants : 130301, 130302, etc.

Toutefois, lorsque le nouvel Hercules de modèle « J » est entré dans l’inventaire de l’ARC, les trois derniers chiffres ont été associés à la série 600 plutôt qu’à la série 300, parce que cet appareil était si perfectionné, comparativement au modèle « H », qu’il était essentiellement considéré nouveau. Les Hercules du modèle « J » sont donc numérotés comme suit : 130601, 130602, ainsi de suite.

Avant qu’un lecteur perspicace ne le remarque, le MNT reconnaît que certains appareils plus vieux, comme le CH-24 Sea King et le CC-138 Twin Otter, ont un numéro d’immatriculation ou suffixe numérique à cinq chiffres. Un exemple de suffixe numérique du Sea King serait donc le numéro 12428 et pour un Twin Otter, 13802.

Sur les aéronefs à voilure fixe, le numéro d’immatriculation à cinq ou à six chiffres est placé sur le stabilisateur vertical, sous le symbole du drapeau du Canada. Sur les aéronefs à voilure tournante (hélicoptères), ce numéro est placé sur le stabilisateur vertical ou sur la section arrière, si possible, sous le drapeau du Canada.

Un mot sur les traits d’union

Encore un mot sur le nom des aéronefs. On voit parfois la désignation alphanumérique à cinq caractères (CC-130, CT-114, etc.) écrite avec ou sans trait d’union. La désignation officielle s’écrit sans trait d’union. C’est ainsi qu’elles figurent dans les documents officiels du MDN et dans les communications internes. Pourtant, cette ponctuation s’ajoute dans les documents en anglais destinés aux audiences autres que les Forces armées canadiennes. Pour quelle raison? D’après le Manuel de terminologie de la Défense, il est acceptable, en anglais, d’écrire la désignation d’un aéronef avec un trait d’union, sans espace, conformément au Canadian Press Style Guide (Guide de rédaction de la Presse canadienne). Autrement dit, on ajoute le trait d’union dans les documents à l’intention du public pour faciliter la lecture parce que c’est la graphie à laquelle le public est habitué. Cela ne change en rien les désignations alphanumériques officielles à cinq caractères, qui ne prennent pas de trait d’union en français.

La prochaine fois que vous entendrez quelqu’un parler d’un Globemaster canadien, vous saurez que même s’il était désigné par C-17 à sa sortie de l’usine Boeing, il est devenu un CC-177 lorsqu’il a été intégré à la flotte de l’ARC. Par ailleurs, les pilotes de chasseurs ne sont pas aux commandes de F-18 Hornet, mais bien de CF-188 Hornet.


 

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