42e Escadron de radar

C'est en juin 1955 que le 42 Aircraft Control and Warning (AC&W) Squadron est devenu opérationnel. L'Escadron ne faisait pas partie de la Ligne CADIN-Pinetree, mais servait plutôt à fournir un contrôle radar aux intercepteurs CF-100 et un contrôle des messages radio à l'aide de références géographiques aux bombardiers Landcaster équipés de radars de CF-100.

En 1956, on inaugurait l'école de contrôle aérien au 42 AC&W, qui offrait des cours de perfectionnement aux contrôleurs de chasse qualifiés (la police de la chasse).

En avril 1961 commençait le cours complet de contrôle de chasse; cette formation fut cependant de courte durée et cessa en octobre 1962, alors que l'Escadron 42 AC&W devint le 42e Escadron de radar du SAGE (infrastructure semi-automatiqueau sol) de la 28e Région du NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord).

En 1977, les exercices Maple Flag virent le jour au polygone de tir aérien de Cold Lake. Ces exercices mirent en évidence la nécessité de former des contrôleurs comme directeurs d'armes aériennes tactiques. C'est dans ce but que fut formé en 1982, au 42e Escadron de radar, un détachement de l'École du contrôle des armes aériennes et des contre-mesures (ECAAC) de North Bay.

En juin 1983, le 42e Escadron de radar devint partie intégrante du nouveau Centre de contrôle des opérations régionales (CCOR) basé à la 22e Escadre North Bay , comme escadron de radar à longue portée situé dans le secteur Ouest de la Région canadienne du NORAD.

Le détachement de l'ECAAC fut intégré au 42e Escadron de radar en septembre 1985, en tant que section des opérations et de formation des contrôleurs. C'est à cette époque que se dessina le rôle d'installation de contrôle tactique.

1985 vit le début de la fermeture du réseau de radars CADIN-Pinetree à travers le pays.

Le 42e Escadron de radar demeura cependant opérationnel, voué au contrôle tactique à l'appui de la formation des pilotes et fournissant des données radar au CCOR pour le contrôle automatisé de secteur NORAD.

L'Escadron remplit ce rôle malgré des radars vétustes et des pièces de rechange de plus en plus rares. À mesure que la charge augmentait et confronté à une image du monde en constante évolution, le besoin d'un nouveau radar se fit rapidement sentir et des démarches furent entreprises à cet effet.

En 1990, l'acquisition du nouveau système Radar AN/TPS-70, à la fine pointe de la technologie, fut retardée par la guerre du Golfe, mais celui-ci fut livré au début de 1991 et, plus tard la même année, l'Escadron réussit les tests de vérification à titre d'installation de contrôle de la défense aérienne, ce qui permit au personnel de contrôler partout et sans égard aux conditions météorologiques (VMC/IMC).

Le nouveau radar est extrêmement fiable et compact, ne requérant qu'une infrastructure minimale. C'est ainsi que fut fermé en 1992 le vieux site radar juste à l'extérieur de Grand Centre et que le 42e Escadron de radar déménagea à son emplacement actuel, soit au site du radar et de l'équipement auxiliaire sur le polygone de tir aérien de Cold Lake, et au centre de formation aux opérations à distance adjacent à la piste de la 4e Escadre.

En 1994, le 42e Escadron recevait un terminal de satellites de télécommunications (SatCom) fixe et tactique qui lui donnait la flexibilité nécessaire pour se déplacer n'importe où pour appuyer ses engagements opérationnels, qui vont d'appuyer les unités des forces terrestres à fournir une couverture complémentaire dans le Système d'alerte du Nord.

Le 42e Escadron de radar appuie la formation des pilotes tout au long de l'année, et notamment le cours d'instructeur - Armement de chasseurs (CIAC), en fournissant le contrôle pendant la formation de combat aérien à plusieurs avions. En tant qu'établissement de formation, l'Escadron est chargé de former des contrôleurs de chasseurs d'appui tactique, des assistants opérateurs de capteurs d'armement et il forme également des techniciens d'entretien au dépannage et à la réparation de l'ensemble du système Radar TPS-70 et du système SatCom.

En ajoutant la capacité de transport au double rôle des opérations et de la formation, le 42e Escadron de radar et son personnel peuvent compter sur un avenir intéressant et plein de défis bien au delà du tournant du siècle.